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Campagne électorale : des Innus se sentent ignorés

Après 18 jours de campagne, des membres des communautés autochtones se sentent un peu laissés sur la touche. Ils constatent que les enjeux autochtones sont peu ou pas discutés.

« Je n'entends même pas parler des premières nations, ou à peine, dans les présentes élections et je trouve ça très très dommage », déplore l'artiste originaire de Pessamit, Natasha Kanapé Fontaine.

Triste constat pour cette jeune artiste innue qui sent délaissée par les politiciens. Pourtant, selon la communauté innue, ce ne sont pas les enjeux qui manquent.

« Ils ne parlent pas plus de collaboration avec les Premières Nations, peut-être, parce qu'aux yeux du reste des électeurs du Canada, ils risqueraient de perdre des électeurs parce qu'ils veulent faire collaboration avec le reste du Canada », estime Natasha Kanapé Fontaine.

« J'ai envie de parler des organismes communautaires de Sept-Îles, que ce soit autochtones et allochtones, un enjeu important, c'est d'y avoir accès [...] Je pense que c'est un enjeu prioritaire pour les prochaines élections », croit la directrice du centre d'amitié autochtone de Sept-Îles, Maria-Louise Nanipou.

« Plus les jeunes vont être éduqués, plus ils vont avoir accès à des centres, comme ici à Uashat. On parle de créer un centre d'éducation aux adultes, ici dans la communauté. Alors, juste ça, je pense que ça va monter les taux de réussites, puis je pense que ça va faire grandir dans les domaines de l'éducation où on voudrait que les jeunes aient des compétences », fait valoir l'enseignante Naomie Fontaine.

Qu'elles soient enseignantes ou artistes, ces femmes innues considèrent que les enjeux des communautés autochtones du Canada n'interpellent pas le reste de la population.

Elles ont cependant espoir de voir les choses changer d'ici la fin de ce marathon de 78 jours.

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