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CAP-CHAT - Odeur de gaz : l'école n'appelle pas les pompiers

Selon le directeur du service incendie de Cap-Chat, Carol Dugas, la direction de l'école L'Escabelle de Cap-Chat a mal géré un cas d'odeur de gaz survenu mardi.

D'après L'Avantage gaspésien, après avoir détecté une forte odeur de gaz, la direction de l'école a rassemblé les élèves dans un gymnase où les émanations semblaient moins importantes.

Les fenêtres de l'école ont aussi été ouvertes pour aérer. Les pompiers n'ont jamais été avisés de l'incident. « Ils ont leur propre plan d'évacuation, je n'ai pas de problème si c'est géré à l'interne avec une personne qui a les compétences et l'équipement », commente Carol Dugas.

Il ajoute toutefois que si l'appel avait été effectué comme il se doit au 911, les intervenants auraient conseillé l'évacuation immédiate. « Parce qu'au moment où ça se produit, on ignore quel est le produit à l'intérieur », explique le pompier. Des techniciens sont ensuite dépêchés sur les lieux pour identifier le gaz en question et sa nocivité.

D'après M. Dugas, tous risques qui surviennent dans une école devraient être gérés de manière similaire à ceux des autres établissements publics.

Le responsable des services incendie et sauvetage de la Ville de Cap-Chat entend mandater le technicien en prévention des incendies de la municipalité pour harmoniser leur protocole de gestion des risques.

Réaction de la commission scolaire

La commission scolaire des Chic-Chocs se défend d'avoir fait preuve de négligence en n'évacuant pas l'école Escabelle après la détection d'une odeur de gaz mardi dernier.

Le secrétaire général de la commission scolaire, Claude Petitpas, indique que le protocole d'urgence a été respecté. La source de l'odeur a été détectée par un employé de l'école 15 minutes après sa diffusion.

Claude Petitpas ajoute qu'il est fréquent que des odeurs d'essence ou d'huile circulent dans cette école.

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