Le nouveau polar de Camille Bouchard, publié aux éditions Alire, se déroule au Mexique. Cartel propose une incursion dans l'univers des narcotrafiquants.

Le récit met en scène le chef d'un cartel, ses hommes de main, ses hommes de confiance, ainsi que des femmes et des enfants.

« Je trouvais que les enfants étaient le contrepoids idéal à l'espèce de méchanceté qu'on retrouve dans les personnages adultes. On sait que c'est un milieu qui est difficile, c'est le milieu du crime organisé », affirme l'auteur né à Forestville.

Le roman regroupe cinq nouvelles publiées dans la revue Alibis. Camille Bouchard soutient qu'il n'y a pas eu de travail de réécriture. « Le défi, c'était de pouvoir réussir à créer un monde qui pouvait passer aussi bien par épisodes dans la revue qu'au complet dans un roman », précise-t-il.

L'écrivain nord-côtier voulait donner une voix différente à chacune des nouvelles. « Il y a non seulement un personnage différent, mais aussi une manière différente de conjuguer dans chaque des nouvelles, de manière à ce que tous ces éléments disparates forment un tout complet qui donne un roman qui se tient », assure Camille Bouchard.

Chacun des chapitres du roman Cartel est écrit avec un pronom personnel différent : je, tu, il/elle, nous et vous.

« Il y avait une nouvelle, par exemple, celle au "nous" où je me demandais comment raconter une histoire au "nous"? Ça va être super compliqué. Comment je vais m'y prendre? Et c'est là que j'ai pensé à l'artifice des jumelles. On ne sait jamais laquelle des deux parle, parce qu'elles parlent toujours à la première personne du pluriel », explique Camille Bouchard.

En 2005, l'auteur nord-côtier s'est vu décerner le prix du Gouverneur-général du Canada dans la catégorie jeunesse pour Le Ricanement des hyènes. Camille Bouchard a publié plus de 80 romans. 

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