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Cas de cancer du cerveau à Gros-Mécatina : des contaminants à l’étude

La Direction de la santé publique de la Côte-Nord étudie la présence de certains contaminants, soit les BPC, le mercure et les pesticides, qui pourraient se retrouver dans l'alimentation des résidents de Gros-Mécatina.

Une équipe de scientifiques scrute toutes les sources de contamination potentielles dans cette municipalité de la Basse-Côte-Nord après y avoir observé un taux de cancer du cerveau plus élevé.

La Direction de la santé publique de la Côte-Nord ne peut préciser le nombre de cas à l'étude pour des raisons de confidentialité.

Mollusques, oeufs et eau à l'étude

Des échantillons d'eau, de mollusques et de sol sont prélevés pour mesurer s'ils contiennent des contaminants, qui peuvent être des causes possibles de développement du cancer du cerveau, selon certains chercheurs.

Le directeur de la santé publique, le Dr Stéphane Trépanier, souligne que les œufs de goélands, connus pour leurs concentrations élevées en BPC et qui sont consommés par la population de Gros-Mécatina, seront aussi analysés.

« Le type de consommation d'aliments est différent en Basse-Côte-Nord, par rapport à ailleurs. Les gens se nourrissent beaucoup de produits de la mer, même dans des zones qui sont interdites à la cueillette », explique Stéphane Trépanier. Plusieurs hypothèses sont examinées.

Il assure qu'un système de surveillance des cas de cancer du cerveau à Gros-Mécatina sera mis en place dans les prochaines années même si les résultats de recherches ne se montrent pas concluants.

Une étude réalisée en 1995 démontrait des concentrations de BPC et de mercure élevés dans le sang des résidents de Gros-Mécatina, souligne le directeur de la santé publique.

D'après les informations de Katy Larouche

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