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Cathédrale de Rimouski : un citoyen dénonce le comportement du chancelier de l'archevêché

Nouveau développement dans le dossier de la cathédrale de Rimouski : un citoyen demande au Barreau du Québec d'enquêter sur les agissements du chancelier de l'archevêché, Yves-Marie Mélançon.

Un texte de Julie Tremblay avec la collaboration d'Ariane Perron Langlois

Jean-Claude Roy accuse le chancelier de l'archevêché de « dépasser les limites légales de sa fonction ». Il a écrit à ce sujet au Barreau du Québec, parce qu'il prétend que M. Mélançon a fourni des avis juridiques au conseil de fabrique alors qu'il n'est pas avocat.

Selon lui, ces avis ont résulté en l'exclusion de deux nouveaux marguilliers. Élus en novembre et décembre 2016 au conseil de fabrique Saint-Germain, Victor Lepage et Jean-Charles Lechasseur ont été informés le 19 janvier que leur élection n'était pas valable. M. Mélançon avait alors invoqué des points de règlements.

Monsieur Roy soutient plutôt que les irrégularités évoquées par Yves-Marie Mélançon pour invalider les élections de Victor Lepage et de Jean-Charles Lechasseur sont arbitraires.

Concernant l'élection de Victor Lepage, le 11 décembre 2016, Jean-Claude Roy souligne que Normand Lavoie a présidé toute l'assemblée, même si c'est Alain Rioux qui a agi à titre de président d'élection.

Le procès-verbal de l'assemblée corrobore cette information. Il y est même mentionné, à la toute fin, que « le président d'assemblée souhaite la bienvenue à Victor Lepage ». Plusieurs semaines plus tard, le chancelier de l'archevêché a évoqué un vice de procédure en raison de l'intervention de M. Rioux.

On arrive avec une pareille argumentation un mois et demi plus tard, ça ressemble à une volonté d'évincer les gens qui ont été élus démocratiquement par les citoyens.

Jean-Claude Roy

En ce qui a trait à l'élection de Jean-Charles Lechasseur, Jean-Claude Roy ne comprend pas pourquoi cette candidature n'a pas été rejetée au départ, si elle contrevenait véritablement à la Loi sur les fabriques.

Il ajoute que le fait que la Fabrique demande à la nouvelle marguillière, Nathalie Leblond, de se retirer lorsqu'il est question du dossier de la cathédrale est inacceptable.

Jean-Claude Roy affirme que la fabrique doit être mieux gérée afin que les paroissiens retrouvent confiance et puissent être représentés par les personnes qu'ils ont élues.

Je ne parle pas uniquement de la cathédrale, [...] je parle d'un problème de gouvernance évident à la lecture des procès-verbaux.

Jean-Claude Roy

Selon des documents obtenus par Radio-Canada, le Barreau du Québec a confirmé à Jean-Claude Roy qu'il compte amorcer une enquête sous peu. L'organisme a toutefois refusé de commenter.

Joint par Radio-Canada, le chancelier Yves-Marie Mélançon a refusé de commenter ce dossier pour l'instant.

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