Pendant que, dans de très nombreux foyers, on prend un temps d'arrêt pour le réveillon de Noël, certaines personnes s'apprêtent plutôt à passer une partie de la nuit au travail. C'est le cas de bien des médecins, des pompiers et des policiers, qui doivent assurer les services essentiels. Trois de ces travailleurs partagent leurs réflexions.

Un texte d'Ariane Perron-Langlois

Christian Parent est pompier au Service incendie de la Ville de Rimouski depuis 18 ans. Il a l’habitude de passer Noël à la caserne alors que sa famille réveillonne à la maison. Pour lui, le travail ne change pas, peu importe le jour de l’année. « Dans le temps des Fêtes, il y a pas d'intervention qui diffère par rapport à l'année. C'est peut-être juste plus émotif pour nous de voir des familles qui perdent tout à quelques jours de Noel. Pour nous aussi c'est dur de voir ça », explique-t-il.

Quand on s'en va pompier, ou n'importe quel métier de l'urgence, on le sait, on s'attend à ça.

Christian Parent, pompier au Service incendie de la Ville de Rimouski

Davantage de détresse le soir de Noël

Claude Doiron travaille pour la Sûreté du Québec depuis 25 ans. Il remarque que, le soir de Noël, les policiers doivent davantage intervenir auprès de personnes esseulées ou en détresse psychologique. « On va aller voir ces gens-là, on va prendre le temps de discuter avec eux. Parfois, on quitte la résidence avec ce sourire que les gens nous donnent, cette poignée de main, et ça c'est notre petit cadeau du Père Noel ce soir-là.

Le travail des policiers la veille de Noël a ses particularités qu'on ne rencontre pas nécessairement ailleurs durant l'année. Il y a beaucoup d'interventions qui font appel à notre rôle de travailleur social.

Claude Doiron, Sûreté du Québec

Des tests nécessaires 365 jours par année

Maude Pelland est à l’emploi de la Ville de Rimouski depuis mars. Elle prend des échantillons à 38 endroits dans la ville, puis en fait l’analyse, pour s’assurer que l’eau potable respecte les normes. « On ne peut pasprendre de pause à Noël, parce que s’il arrive un problème, c’est toute la population [qui sera affectée] », explique-t-elle.

Personnellement ça ne me dérange vraiment pas [de travailler le soir de Noël], parce que j'aime ma job, et c'est quelque chose qui est important. L'eau, les citoyens en ont besoin.

Maude Pelland, préposée aux analyses et contrôle du traitement de l’eau, Ville de Rimouski

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