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Cesser de fumer avec ou sans méthode alternative?

Une entreprise installée à Rimouski et à Mont-Joli propose aux fumeurs une méthode originale pour arrêter de fumer : la biostimulation énergétique. Le Conseil québécois sur le tabac et la santé salue ce type d'initiative, mais appelle au sens critique de la population.

La biostimulation énergétique cible certaines zones par stimulation laser afin de déclencher la production d'endorphine.

L'entreprise, qui a aussi des bureaux à Québec, estime que sa technique permet de traverser plus aisément une période de sevrage en limitant les effets secondaires comme l'angoisse, la nervosité et la boulimie. La méthode proposée s'accompagne de sessions de counselling.

Le directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la santé, Mario Bujold, salue l'initiative tout en invitant les fumeurs à être critique face à ce type de techniques alternatives :

De façon générale, les méthodes alternatives pour cesser de fumer n’ont pas en termes d’études démontré une grande efficacité. Ça veut pas dire que ça fonctionne pas pour autant. Pour certaines personnes, ça peut fonctionner, pour d’autres, moins.

Mario Bujold, directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la santé

Par ailleurs, Mario Bujold affirme que le counselling est une approche très efficace.

Une corrélation entre pauvreté et tabagisme

Le directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la santé, Mario Bujold, établit un parallèle entre les revenus moyens et le nombre de fumeurs.

Là où il y a des gens qui gagnent moins de revenus, on voit des taux de tabagisme qui sont plus élevés, c’est un facteur qui est présent partout dans l’ensemble des régions du Québec.

Mario Bujold, directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la santé

La Gaspésie compte proportionnellement plus de fumeurs que dans le reste de la province. Selon les derniers chiffres de la Société canadienne du cancer, 39,5 % des jeunes de 20 à 34 ans de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine sont fumeurs, contre 30,1 % dans le reste de la province.

Les jeunes du Bas-Saint-Laurent fument dans une proportion de 28,6 %, une donnée qui est légèrement inférieure à la moyenne québécoise.

D'après les informations de Louis Lessard.

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