Retour

Changements climatiques : les berges de l'Est du Québec vulnérables

La conférence de Paris sur le climat, qui s'ouvre cette semaine, va mettre les impacts des changements climatiques à l'avant-plan partout dans le monde. Les effets du réchauffement de la planète se font cependant déjà sentir dans l'Est du Québec.

Sylvain Couture habite en bordure du Saint-Laurent, à Pointe-Lebel, sur la Côte-Nord, depuis 20 ans. Depuis une dizaine d'années, les tempêtes sur le fleuve sont si fortes qu'elles ont gravement endommagé sa propriété et celles de ses voisins à deux reprises.

Les problèmes liés à l'érosion des berges sont des illustrations bien concrètes de l'impact des changements climatiques dans l'Est du Québec, selon Pascal Bernatchez, titulaire de la Chaire de recherche en géoscience côtière et professeur à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR). Il croit que les inondations liées aux grandes marées, comme celles qu'ont connues la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent en décembre 2010, risquent de se multiplier.

Remontée du niveau marin et perte du couvert de glace

La remontée du niveau des mers est l'une des grandes conséquences des changements climatiques qui devrait toucher particulièrement l'Est du Canada. Ce phénomène sera amplifié par la diminution du couvert de glace du Saint-Laurent qu'on constate déjà depuis plusieurs années. Les experts parlent d'une réduction de 30 à 50 jours de présence de glace chaque hiver.

Les experts estiment que d'ici la fin du siècle, le niveau du fleuve Saint-Laurent augmentera d'au moins 70 cm et peut-être même de plus d'un mètre.

Des prédictions qui poussent certains résidents, comme Sylvain Couture, à envisager de quitter la côte. « Si j'avais la possibilité de quitter et de m'en aller sur le bord d'un lac, oui j'envisagerais la chose », dit-il.

D'après le reportage de Paul Huot

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine