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Chasse au cerf de Virginie : moins de plaintes dans la Baie-des-Chaleurs cette année

La présence accrue des policiers et des agents de protection de la faune semble avoir porté fruit dans la Baie-des-Chaleurs. Les chasseurs de cerfs auraient davantage respecté les propriétés privées, notamment dans le secteur de Bonaventure où plusieurs résidents se plaignaient de leur présence.

Un texte de Pierre Cotton

La chasse au chevreuil durait depuis neuf jours, elle vient de prendre fin, dimanche. Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) et les agents de protection de la faune ont patrouillé plus qu'à l'habitude, semble-t-il, dans la Baie-des-Chaleurs, un secteur où le succès de chasse au cerf est particulièrement élevé.

À Bonaventure, de nombreux citoyens se plaignaient du non-respect de leur propriété privée, mais aussi du danger potentiel que représente un tir d'arme de fort calibre non loin des habitations. Le règlement interdit de tirer un coup de feu à moins de 300 mètres d'une habitation. Le maire, Roch Audet, estime que la campagne de sensibilisation a porté fruit.

« Je peux vous dire que dans le secteur plus de l'est de Bonaventure, Cullen's Brook, Sainte-Hélène, il y a eu plus qu'une nette amélioration je vous dirais. L'ensemble des citoyens qui avaient certaines problématiques, nous ont mentionné que ça avait réduit de plus de 80 % l'achalandage des chasseurs »

Il faut dire que les véhicules étaient systématiquement vérifiés par les agents de la faune et de la Surêté du Québec, dit le maire. Même lui n'y a pas échappé dans le secteur de la route Thivierge à Bonaventure.

« Moi je me suis présenté sur les lieux la première journée de chasse puis je me suis même fait inspecter moi-même pour vous dire comment les agents de la SQ avaient un mandat clair de vérifier chacun des véhicules et sensibiliser les gens », explique M. Audet.

Selon un résident du secteur de la route Henry à Bonaventure, Jason Tozer, les patrouilles se seraient multipliées par cinq d'après ses observations. Les vérifications ont été nombreuses et les policiers étaient très présents, dit-il.

Monsieur Tozer affirme qu'il a même du dépenser quelques centaines de dollars pour installer des pancartes dans ses champs afin d'interdire la chasse sur ses terres

« Avec la sensibilisation avant la chasse, les messages à la radio et la présence des policiers, ça a mieux fonctionné, on est satisfaits », lance-t-il. « Mais on ne peut pas baisser les bras. Il faudra recommencer chaque année sinon ça va repartir encore. C'est ça la nature humaine. »

Deux chasseurs rencontrés au poste d'enregistrement à New Richmond, Germain Babin et Denis Soucy, venaient de passer une semaine de vacances en forêt, sur leurs terres privées, dans un chalet, dans l'arrière-pays de Caplan. Ils ont abattu deux cerfs. 

Ils déplorent que certains chasseurs ne respectent pas les propriétés privées : « On s'est fait de la bouffe toute la semaine et pris une petite bière, on était chez nous bien tranquilles. Mais malgré des pancartes où il était écrit "privé", on a entendu des véhicules toute la semaine, ça circulait beaucoup. La SQ aussi faisait des patrouilles », note Germain Babin

Le bilan des opérations policières et des agents de la faune n'est pas encore disponible, car la chasse se poursuivait toujours au moment d'écrire ces lignes.

Le maire de Bonaventure, Roch Audet, précise que ce sera fait au courant de la semaine. Il rappelle que le but n'est pas d'interdire la chasse ni de brimer le droit des chasseurs, mais d'encadrer l'activité afin qu'elle demeure sécuritaire dans le respect de tout le monde.

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