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Chasse aux cerfs : moins bon en Gaspésie qu’ailleurs au Québec

Comparativement à 2015, le nombre de cerfs abattus a diminué de 2 % en Gaspésie en 2016 alors que cette chasse a connu une augmentation de 9 % au Québec.

En excluant la chasse qui se déroule sur l’île d’Anticosti jusqu’au 24 décembre, 52 000 bêtes ont été abattues cette année au Québec. L’hiver dernier, plus clément, a favorisé une récolte de mâles dépassant 20 % dans certaines régions comme le Bas-Saint-Laurent. Toutefois, en Gaspésie, la récolte des mâles a diminué de 2 % à cause de l’hiver plus difficile.

Le biologiste Martin Dorais explique qu’en février et mars, il y a eu des accumulations de neige importantes à l’intérieur des ravages. « Au printemps, principalement à la fin de l’hiver, ce sont des périodes qui sont assez critiques pour les cerfs qui ont quand même utilisé la majorité de leur réserve de graisse », poursuit M. Dorais.

Aucun permis de chasse à la femelle n’a été délivré par tirage au sort durant la saison 2016 en raison d’une baisse de 30 % des mâles abattus en 2015.

Le plan de gestion de huit ans, valide jusqu’en 2019, pourrait d’ailleurs demeurer inchangé l’an prochain, prévient Martin Dorais. « Si, explique le biologiste, on estime qu’on n’aura pas une récolte de mâle adulte supérieur à 1500 mâles adultes en 2017, on ne délivrera pas de permis de cerfs sans bois pour l’ensemble de la zone. Cette évaluation va se faire au printemps après l’analyse des conditions hivernales de l’hiver 2017. »

Une sous-zone?

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs de la Gaspésie ne s’inquiète pas outre mesure de cette baisse de 2 % du cheptel évalué entre 9000 et 10 000 cerfs. Elle rappelle d’ailleurs que 85 % du cheptel de la Gaspésie se trouve dans la baie des Chaleurs.

La Fédération demande d’ailleurs à Québec de créer une sous-zone afin d’y établir des règlements de chasse plus souples.

Le président de la Fédération, Alain Poitras, explique que cette distinction pourrait par exemple permettre d'augmenter les jours de chasse ou de délivrer des permis de chasse pour les femelles, plus nombreuses dans la baie des Chaleurs. « Là, on ne peut pas toucher à ça, parce qu’on affecterait tout le reste de la zone 1, et le reste de la zone 1 c’est tout le côté nord, Matane des places comme ça. »

Le ministère des Forêts de la Faune et des Parcs rappelle l’importance de ne pas nourrir les cerfs l’hiver, ce qui nuit à la santé et à la survie des bêtes qui tardent à se rendre dans leur ravage, en plus de favoriser la transmission de parasites et de maladies. Dans les cas d’hiver trop rigoureux, le ministère intervient lui-même pour alimenter les cerfs.

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