Retour

Cimenterie de Port-Daniel-Gascons : un impact majeur sur l'économie selon une étude

Selon une étude menée par la firme Stratem, la cimenterie de Port-Daniel-Gascons devrait créer au total 295 emplois directs, indirects et induits dans la région et générer des dépenses de près de 13 millions de dollars sur l'économie régionale.

Un texte de Pierre Cotton

À elle seule, la cimenterie devrait employer près de 80 personnes et environ 70 autres sur le site en sous-traitance, mais qui travailleront directement pour Ciment McInnis : à la carrière ou au terminal maritime par exemple. La masse salariale s'élèvera à 11 millions de dollars.

L'étude précise aussi les dépenses annuelles des salariés dans le milieu : 4 millions consacrés au logement, 3 millions à l'achat de véhicules, 2 millions en épicerie et restauration. Ces dépenses vont contribuer à créer des emplois induits dans les commerces, selon l'étude.

Retombées régionales

À elle seule la MRC du Rocher Percé récolterait de 55 % à 65 % de ces retombées.

Le coordonnateur du comité de maximisation économique Port-Daniel-Gascons, Jean Philippe Chartrand, explique que les entreprises de la région doivent mettre leur stratégie en place dès maintenant, pour tirer profit des retombées économiques de l'usine. 

« Au niveau de notre économie locale nos commerçants doivent se préparer s'ils veulent aller chercher une part des retombées par rapport à ça, question innovation marketing et autre. Il y a un nouveau marché, une nouvelle clientèle qui s'en vient, il faut se préparer », explique monsieur Chartrand.

L'étude souligne que pour diminuer les fuites commerciales, la région devra mieux promouvoir son économie. Elle a encore le temps, puisque l'usine lancera sa production en décembre 2016.

Faible diversité industrielle

Selon la firme Stratem la faible diversité industrielle de la Gaspésie et des Îles nuit toutefois aux fournisseurs industriels de la région. Par exemple, il existe des entreprises de fabrication de pièces, mais pas d'entreprise qui fait l'entretien sur place, note Jean-Philippe Chartrand.

« Au niveau industriel, on a peu de fournisseurs mais en plus, ces fournisseurs-là, le peu qu'on a se ressemblent tous entre eux, ils occupent des créneaux similaires, ils sont ni plus ni moins qu'en concurrence plutôt que d'être en complémentarité ».

L'étude vise à inciter les entreprises de la région à se développer et celles de l'extérieur à s'installer en Gaspésie et prendre les moyens nécessaires pour tirer profit des retombées de la cimenterie. Des programmes pourraient être développés pour favoriser leur venue.

Plus d'articles

Commentaires