Y a-t-il des endroits dans votre région qui vous désolent, qui sont peu sécuritaires ou qui rendent vos déplacements difficiles?

Un texte de Marie-Josée Paquette-Comeau

À un an des élections municipales, Radio-Canada présente une série de reportages sous le thème « Rêver ma ville ». Cette semaine, nous abordons les cinq défis d'urbanisme à Rimouski et à Rivière-du-Loup. Quels sont les enjeux qui se présentent en matière d'urbanisme pour les élus qui formeront les prochains conseils municipaux?

RIMOUSKI

1. ACHAT À L'AMÉRICAINE

Située sur la montée industrielle et commerciale de Rimouski, la Cité des achats regroupe plusieurs magasins à grande surface et restaurants. C'est Walmart qui a ouvert le bal en 2001 en s'établissant près des voies rapides. La proximité de l'autoroute permet un accès régional, par contre, pour l'architecte à la retraite et vice-président de la Société rimouskoise du patrimoine, Michel Saint-Pierre, cet avantage a des impacts sur le centre-ville de Rimouski.

RIMOUSKI

2. RÈGNE DE LA VOITURE

Selon Michel Saint-Pierre, les Rimouskois « ont une obsession du stationnement ». Selon lui, trop d'espaces de qualité au centre-ville sont réservés aux véhicules. Au carrefour, à l'intersection de la rue Rouleau et Saint-Germain Ouest, trois coins de rue sur quatre sont dédiés aux stationnements. Leur omniprésence déstructure la trame urbaine, selon M. Saint-Pierre.

RIMOUSKI

3. COUPÉ DU FLEUVE

Les rimouskois ont toujours eu un lien très étroit avec le fleuve. Avant le feu de 1950, la rue Saint-Germain était bordée de maisons avec accès à la plage. Lors de tempêtes, l'eau pouvait presque atteindre le parvis de la cathédrale, relate Michel Saint-Pierre. Les autorités ont profité de la reconstruction afin de créer un boulevard à quatre voies et désengorger le centre-ville de Rimouski. Une idée qui, sur le plan écologique, serait inacceptable à notre époque, selon l'architecte.

RIVIÈRE-DU-LOUP

4. PASSÉ FERROVIAIRE OUBLIÉ

Avec la Confédération, Rivière-du-Loup est devenue un important carrefour pour le chemin de fer l'Intercolonial qui ouvrait les voies vers les Maritimes et le Temiscouata Railway. Des centaines de travailleurs œuvraient pour la compagnie qui a été par la suite rachetée par le Canadien National en 1918. De cette époque, il ne reste aucun vestige, déplore Pierre Landry, ex-directeur du musée du Bas-Saint-Laurent à Rivière-du-Loup. Aucun patrimoine bâti n'a survécu; ils ont tous été détruits ou brûlés. 

RIVIÈRE-DU-LOUP

5. FANTÔME DU LAC-MÉGANTIC

Les images traumatisantes de Lac-Mégantic en feu après l'explosion ferroviaire en 2013 ont marqué les esprits. Désormais, les rails représentent pour certains une menace potentielle. Plusieurs citoyens se préoccupent du passage du train en plein cœur de leur centre-ville. Rivière-du-Loup ne fait pas exception. Le train surplombe la ville ainsi que la rivière, ce qui inquiète Pierre Landry.

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