Y a-t-il des endroits dans votre région qui vous désolent, qui sont peu sécuritaires ou qui rendent vos déplacements difficiles?

Un texte de Bruno Lelièvre

À un an des élections municipales, Radio-Canada présente une série de reportages sous le thème « Rêver ma ville ». Cette semaine, nous abordons les cinq défis d'urbanisme en Gaspésie. Quels sont les enjeux qui se présentent en matière d'urbanisme pour les élus qui formeront les prochains conseils municipaux?

1. LA PRISON DE PERCÉ

Le district judiciaire de Percé a été fondé en 1788. Percé était, à l'époque, un haut lieu de la pêche commerciale. On y observait aussi un taux élevé de criminalité. En 1967, on a décidé de construire un nouveau palais de justice, avec une prison, dans un contexte de modernité, selon le directeur du musée le Chafaud de Percé, Jean-Louis Lebreux.

2. LE BÂTIMENT DE LA COMMISSION SCOLAIRE DES CHIC-CHOCS

Ce bâtiment rectangulaire, recouvert de tôle jaune, a été construit en 1967, selon la Commission scolaire. Avec l'aréna, situé en face du cégep, il détonne dans le voisinage. Il y a peu de chance aujourd'hui que l'on répète la même erreur, selon le rédacteur en chef du magazine Gaspésie, Jean-Marie Fallu.

3. L'HÔTEL DE VILLE DE GASPÉ 

Jean-Marie Fallu cite également de l'hôtel de ville de Gaspé, qui a été construit en 1979, selon les archives de la Ville. Bâtiment carré muni de fenêtres teintées qui incarnaient alors la modernité, il s'agit d'un bon exemple des valeurs de cette époque, selon M. Fallu.

4. LE CLSC DE SAINT-OMER

Le CLSC de Saint-Omer a été construit à la fin des années 1980 et début des années 1990, comme la grande majorité de ces bâtiments du secteur de la santé. Ce que l'on recherchait à l'époque, c'était le côté pratique et une construction rapide. Il s'agit d'un bâtiment rectangulaire, en tôle dénudée de style, selon l'historien Pascal Alain.

5. L'ENTRÉE OUEST DE MATANE

Matane est née grâce à la rivière, d'abord lieu de commerce entre Européens et Amérindiens, ensuite port naturel pour les bateaux de pêche. Une particularité pourtant peu présente lorsque le visiteur arrive à Matane. Radio-Canada a recueilli les propos du directeur de la maîtrise en sciences de l'architecture et directeur de la maîtrise en design urbain à l'Université Laval, François Dufaux. Selon lui, l'âme de la ville ne se retrouve pas dans son aménagement urbain. Les concessionnaires de voitures côtoient les restaurants de type « fast-food ». Matane, qui possède pourtant une « identité très forte », veut ressembler à n'importe quelle ville, affirme le professeur Dufaux.

De plus, il rappelle que le centre-ville et le secteur du barachois ne sont pas reliés. C'est un problème de taille pour les piétons, qui doivent traverser la route et utiliser un trottoir où circulent des camions et des voitures à haute vitesse.

La première impression qu'a eue François Dufaux au centre-ville de Matane fut plutôt positive. Le centre-ville est assez dense, bien concentré, mais il n'est pas facile à trouver pour le touriste de passage, pour qui un simple détail peut attirer l'attention...ou pas.

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