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Club Rikitik : pas de solution miracle à l'horizon

Plusieurs dizaines de parents, de jeunes membres du club Rikitik et même d'entrepreneurs rimouskois sont allés plaider la cause du club de robotique menacé de disparition devant les commissaires de la Commission scolaire des Phares hier soir.

Un texte de Richard Lavoie

L'enseignant Daniel Carré et ses collaborateurs ont fait une démonstration des deux robots fabriqués par le club.

Ils ont insisté sur l'importance de l'activité, sur son effet motivateur pour les jeunes. Un entrepreneur est même venu dire que les jeunes Rikitik représentaient les techniciens et les ingénieurs de demain dont aura besoin son entreprise.

Bien que les commissaires aient convenu que le programme avait un impact exceptionnel sur les jeunes et leur choix de carrière, ils ont réitéré que la commission scolaire n'avait aucun budget pour de tels projets particuliers  et que c'est la communauté qui doit prendre en charge la suite des choses.

Daniel Carré conclut cependant  à une impasse, puisque dit-il « la communauté est déjà dernière nous ». L'an dernier, une somme de 38 000 $ a été amassée en dons et commandites, 190 000 $ en cinq ans, rappelle l'enseignant. « Telus est derrière nous, Banque Nationale est derrière nous, les caisses populaires aussi. Il y a plein de monde derrière nous, mais ce n'est pas à eux à assurer une libération d'un enseignant pour un projet scolaire ».

L'enseignant veut obtenir une libération partielle pour pouvoir coordonner les activités du club. Selon lui, il faut un chef d'orchestre qui a de l'expérience et qui voit les choses venir pour assurer le succès du programme.

Une nouvelle source de revenus

Daniel Carré songe même à prendre deux semaines de ses vacances cet été pour animer un camp de robotique et utiliser les revenus pour défrayer une libération partielle à l'automne. « Si la convention collective le permet » s'empresse-t-il d'ajouter.

« Mais, ça devient un gouffre sans fond », déplore-t-il en faisant écho à tous les sacrifices qu'il a dû faire au cours des dernières années pour assurer la pérennité du programme.

Le président de la commission scolaire, Gaston Rioux a convenu avec Daniel Carré de poursuivre les discussions pour trouver une solution pour permettre au programme de se poursuivre.

Entretemps, les espoirs de l'enseignant, dont le dévouement a été souligné par le prix Wooodie Flowers en fin de semaine dernière, se tournent vers l'organisation First Québec qui a promis de ne pas le laisser tomber. « Je sais que First Québec est en contact avec le ministère de l'Éducation pour obtenir une enveloppe budgétaire octroyé vraiment pour la robotique First », explique le passionné. Il se prend  d'ailleurs à rêver qu'avec une enveloppe dédiée,  un genre de« prêt de service » serait possible et pourrait peut-être lui permettre de continuer à travailler auprès des jeunes épris de science.

 

 

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