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Commission d'enquête sur les femmes autochtones : réactions sur la Côte-Nord

L'annonce du début des travaux de la Commission d'enquête nationale sur les femmes autochtones assassinées ou disparue en septembre a suscité plusieurs réactions sur la Côte-Nord. Plusieurs femmes innues ont salué la façon dont le mandat de la Commission a été défini.

La Commission aura pour mandat de se pencher sur les causes systémiques de la violence envers les femmes ainsi que sur les pratiques de certaines institutions et de celles des forces policières.

La chef intérimaire de la communauté innue de Uashat-Maliotenam, Virginie Michel, se réjouit de l'annonce du début des travaux de la Commission d'enquête nationale sur les femmes autochtones assassinées ou disparue, qui s'amorcera en septembre.

La chef par intérim souligne que sa communauté est elle aussi touchée par ces disparitions. « Il y a eu quand même des enfants qui ont été portés disparus, mais au delà de ça, se cache la violence envers les femmes et le manque de respect envers les femmes », mentionne-t-elle.

La question du racisme

La directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Sept-Îles, Maria-Louise Nanipou, souligne que le racisme envers les autochtones devra être abordé lors des audiences de la Commission.

« L'intégrité de la femme. S'il y en a une qui est touchée, ce sont toutes les femmes qui sont touchées. Lorsqu'on parle de la situation autochtone, malheureusement, on parle de racisme systémique. Alors c'est d'aller voir qu'est-ce qu'il y a derrière tout ça, le malaise et de contribuer à une meilleure connaissance de ce qui affecte les femmes autochtones et toutes les femmes en fait », souligne-t-elle.

Et de la violence

L'artiste innue Natasha Kanapé-Fontaine se dit satisfaite du mandat élargi de la Commission. Elle estime qu'il permettra de bien étudier la question de la violence envers les femmes autochtones.

« Nous connaissons ce que nous vivons dans les communautés, surtout avec le corps policier et peut-être que ça aurait été une petite injustice à l'intérieur de la Commission d'enquête, un manque de considération de la part du gouvernement. Nous allons voir à partir du 1er septembre ce qui va se passer », affrime-t-elle.

Rappelons que Michèle Audette, l'ancienne présidente de Femmes autochtones du Canada, est l'une des cinq commissaires qui dirigeront l'enquête publique sur les femmes autochtones et assassinées. La leader autochtone avait milité sans relâche pour la tenue de cette enquête publique qu'avait toujours refusé de tenir le gouvernement conservateur de Stephen Harper.

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