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Compressions dans les CPE : vives inquiétudes aux P'tits Montois de Mont-Joli

Le Conseil d'administration du Centre de la petite enfance (CPE) Les P'tits Montois de Mont-Joli, a rencontré samedi matin des parents et des employés pour les informer des changements que vont générer les compressions de 120 millions qu'entend effectuer le gouvernement Couillard dans le réseau des CPE.

Le CPE, qui gère deux installations et accueille un total de 65 enfants, devra subir environ 85 000 $ de compressions au cours de la prochaine année sur un budget d'environ 1 million de dollars. Les modes de financement des CPE vont aussi changer, ce qui aura beaucoup d'impacts sur les petites installations comme celles de Mont-Joli, selon le président du conseil d'administration, Bertrand Génart.

Le Conseil d'administration voulait donc rencontrer les parents et les employés pour les informer des transformations que cela impliquera dans la gestion du CPE. Des changements profonds devront être faits, selon Bertrand Génart. Il donne l'exemple de la réduction des heures en cuisine : « Vingt-et-une heures, ça risque d'être insuffisant, dit-il. Il va falloir aller chercher cet argent-là quelque part, réorganiser des postes. »

Le manque à gagner de 2016 suit une première diminution de budget de 35 000 $ imposée par Québec en 2015, rappelle le président du C.A. La marge de manœuvre du CPE est donc très mince. « On attend de voir exactement, mais on a déjà pris des mesures l'an passé sur le plan de l'entretien, des heures pédagogiques. On a déjà pas mal compressé ce qu'on pouvait faire quant à certaines dépenses », précise M. Génart.

Plusieurs scénarios sont sur la table, mais le CPE devra couper dans les services. C'est inévitable, admet le président du C.A. « Je ne vois pas, dit-il, comment cela n'affectera pas les services, la qualité de travail. »

Craintes pour le réseau

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, était aussi présent à la rencontre. Le député est lui aussi convaincu que ces nouvelles compressions viendront toucher la qualité des services offerts en CPE. « On est capable, assure le député, de montrer de manière très précise les impacts sur les enfants, les employés et les parents. L'enjeu, ce sont les conditions dans lesquelles les enfants vont maintenant évoluer en CPE. On est rendu à des compressions qui vont toucher à la nourriture et à l'encadrement des enfants. »

Au-delà des compressions, selon Pascal Bérubé, c'est aussi la croissance du réseau qui est en jeu. La création de nouvelles places en garderie qui avait notamment été annoncée en 2013 est compromise, puisque le gouvernement libéral demande maintenant aux CPE de payer 50 % de la facture. Auparavant, Québec assumait 100 % de la facture des nouvelles installations.

Les CPE, qui ont dû éponger une première compression de 74 millions l'an dernier et qui doivent ajuster leurs services à une nouvelle compression de 120 millions, n'ont plus, d'après le député de Matane-Matapédia, les surplus nécessaires pour répondre aux nouvelles exigences financières du gouvernement pour implanter de nouvelles installations. « C'est le cas notamment à Matane, où j'avais annoncé la création de 80 places, la plus grosse annonce dans mon comté », ajoute Pascal Bérubé.

Plusieurs manifestations sont prévues au Québec, dimanche, pour protester contre les récentes compressions annoncées par le gouvernement Couillard. Dans la région, des regroupements sont notamment organisés à Rimouski, à Matane, à Baie-Comeau et à Sept-Îles.

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