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Compressions gouvernementales : ras-le-bol à Percé

Le maire de Percé, André Boudreau, lance un cri du coeur à propos des impacts des compressions de Québec sur les finances municipales. Les villes atypiques comme Percé font les frais des politiques d'austérité du gouvernement Couillard, dénonce M. Boudreau dans une lettre ouverte envoyée aux médias régionaux.

Un texte de Joane Bérubé

La municipalité a perdu plus d'un million de dollars en transferts gouvernementaux depuis deux ans. « Au pacte transitoire, explique le maire, on a grugé notre surplus et le nouveau pacte fiscal nous laisse dans la même situation jusqu'en 2018. Le pacte fiscal, ça ne nous donne rien en tout. »

André Boudreau ajoute qu'il ne reste plus que 200 000 $ de surplus dans les coffres de la Ville : « La moindre petite urgence qui va se pointer, on est fait! »

Percé : plus grand que Montréal

Le maire a effectué plusieurs démarches auprès du gouvernement pour faire valoir la situation particulière de Percé, qui doit composer avec un littoral de 70 km et 110 km de routes secondaires.

Avec 431 kilomètres carrés de superficie, le territoire de Percé, issu d'un regroupement de plusieurs villages, est plus vaste que celui de Montréal. Il faut entretenir, déneiger nos routes, nous avons un nombre considérable de casernes de pompiers et nous avons seulement 3006 habitants, fait valoir le maire.

Situation financière difficile

Avec un taux de taxe 60 % plus élevé que la moyenne municipale et l'absence de réserve financière, la Ville n'a plus de marge de manoeuvre. Un rééquilibrage du rôle d'évaluation a entraîné des augmentations qui atteignent 100 % dans certains cas. Plusieurs contribuables devront payer 500 $, 1000 $ voire 2000 $ de taxes en plus.

Ces hausses surviennent dans une région déjà aux prises avec une économie chancelante et grandement tributaire du travail saisonnier

Le maire, les conseillers et les employés municipaux font l'objet d'attaques et de critiques pour des décisions prises par Québec, s'insurge le maire : « Eux, ils coupent, et c'est nous qui mangeons les coups de bâtons. Mettons que mon derrière est plus proche que le leur. »

Le maire Boudreau termine sa lettre en spécifiant que sa municipalité travaille à générer de nouveaux revenus, mais que la « situation actuelle ne nous permettra probablement pas de nous rendre à ces nouvelles sources financières. »

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