Les Sentiers de l'Estuaire de la rivière Cap-Chat sont innaccesibles depuis près d'une semaine. L'organisme sans but lucratif qui gère le développement du réseau de sentiers pédestres n'arrive pas à s'entendre avec le propriétaire du terrain sur lequel passe la majorité du trajet.

Un texte de Léa Beauchesne

Depuis 5 ans, les Sentiers de l'Estuaire sont ouverts au grand public et permettent de découvrir les alentours de la rivière Cap-Chat. La semaine dernière, des pancartes sont apparues pour en interdire l'accès. C'est le propriétaire terrien, Yves Fournier, qui les a installées.

Le réseau de sentier de 8,4 kilomètres se situe presqu'entièrement sur le terrain de monsieur Fournier. Pendant 3 ans, les marcheurs pouvaient y circuler grâce une entente conclue avec le Comité de développement de Cap-Chat qui gérait le projet.

En 2014, la gestion a changé de mains. C'est maintenant le Comité local pour l'aménagement et la protection de l'environnement de Cap-Chat (CLAPE), un organisme sans but lucratif, qui gère le tout.

« Quand ils ont transféré tous leurs supposés pouvoirs au CLAPE, ils ont envahi toute la partie est de la rivière, qui fait à peu près 250 acres. Ils ont installé des infrastructures sans m'en parler. J'ai jamais eu vent. Je l'ai su quand je suis venu l'été puis ils étaient en train d'installer la passerelle », explique Yves Fournier.

Le CLAPE affirme toutefois avoir contacté le propriétaire lors de chaque modification au projet. Celui-ci semblait toujours positif et encourageant à donner son appui selon le président, Michel Vallée. Pour lui, cette situation représente un problème non seulement fonctionnel, mais aussi économique. « Tout le projet dans son ensemble est bloqué parce qu'au niveau des investissements, avec les bailleurs de fonds, étant donné qu'on n'a pas les droits de passage, c'est bloqué de ce côté-là », explique-t-il.

Le vice-président du CLAPE, Jean-Louis Arsenault, estime que les Sentiers de l'Estuaire sont une richesse pour la région. « T'augmentes la qualité de vie pour les gens et ils aiment encore plus leur coin. Puis le monde de l'extérieur quand ils goutent à ça, ça les intéresse plus à venir rester ici dans le coin », mentionne-t-il.

Le propriétaire demande plus de 300 000 $ pour un terrain évalué à 36 000 $ par la municipalité. Pour redonner l'accès aux sentiers, il faudra toutefois que le propriétaire et le comité trouvent un terrain d'entente.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine