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Contrer les préjugés envers les prestataires de l'aide sociale

La pauvreté peut surprendre n'importe qui à tout moment. C'est le témoignage que veut livrer la Nord-Côtière Julie (nom fictif) à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté, qui a lieu lundi.

D'après un reportage de Vincent Larin

Travailleuse dans un centre de la petite enfance, Julie a été forcée de quitter son emploi en raison d'une blessure.

Elle a été prise en charge par la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST), mais après un certain temps et une confusion administrative, Julie a perdu ses prestations de la CSST.

L'ex-employée d'un CPE a dû avoir recours à l'aide sociale. Elle a souffert d'une dépression qui l'a conduite à la porte d'organismes communautaires. Ils l'ont aidée à traverser cette période difficile.

Julie choisit de témoigner sous le couvert de l'anonymat, car, selon elle, les préjugés envers les personnes qui ont vécu de l'aide sociale sont encore très présents.

« Présentement, je vis dans un appartement subventionné par le gouvernement. Ça fait que tu sors de chez toi et [tu entends] : "Hein, elle reste là, elle?". Voyons donc. C'est temporaire, c'est vraiment pour m'en sortir, parce que je veux m'en sortir. Je suis obligé de vivre là pour pouvoir vivre, sinon je vais survivre. »

Après avoir suivi un cours, elle a finalement réussi à se trouver un emploi comme secrétaire. Julie porte toutefois un regard sombre sur son passé récent. Si elle s'en est sortie, ce n'est pas le cas de toutes les personnes plus démunies.

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