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Coup de sonde sur les motivations des jeunes à s’installer en région

L'organisme Visages régionaux a effectué au printemps un sondage auprès de 2000 jeunes de 18 à 37 ans afin de connaître leurs motivations à s'installer en région.

Un texte de Joane BérubéL’enquête a été réalisée auprès de jeunes qui se sont établis en région au cours des cinq dernières années, soit le trois quarts de l’échantillon, ou qui projettent de le faire.

Les réponses à ces questions sont d’un intérêt certain pour les communautés gaspésiennes.

La région doit attirer 2400 nouveaux arrivants chaque année pour combler son déficit démographique. Les élus en ont fait une priorité d’action.

La présidente de Visages régionaux, Marie-Ève Arbour, indique que s’installer en région est d’abord une question de valeurs et de mode de vie.

C’est le cas de 43 % des jeunes qui ont participé au sondage. « Ils nous ont parlé de toutes sortes de choses, de tranquillité, d’un rythme plus lent que celui de la ville, de vivre de nouvelles expériences, de simplicité, d’avoir du temps, de l’espace, d’une vie sociale », énumère Mme Arbour.

Viennent ensuite des raisons familiales et la beauté des lieux choisis, notamment l’occasion d’y pratiquer des activités de plein air.

Seulement 13 % des jeunes répondants indiquent que c’est l’emploi, les études ou un démarrage d’entreprise qui les amènent en région.

Entre deux lieux, mon cœur balance

Ce qui distingue un lieu plutôt qu’un autre quand vient le temps de s’installer en région tient d’abord sur des raisons d’ordre pragmatique, soit l’accès au logement et la proximité de l’emploi.

Toutefois, en seconde position, les raisons sont plus subjectives puisque les répondants réfèrent au dynamisme de la communauté choisie. Ainsi, les communautés qui prennent en charge la problématique se distinguent des autres.

En posant la question de l’attractivité de leur territoire, ces communautés mettent aussi en place des stratégies de communication pour se faire connaître, relève Mme Arbour.

Ces communautés vont aussi travailler à mobiliser leur population autour du projet d’attractivité, ce qui va se traduire aussi par des actions et des incitatifs répondant aux intérêts et besoins de résidents, poursuit la présidente de Visages régionaux.

Curieusement, selon Mme Arbour, les incitatifs financiers, seulement 1 %, comme les activités pour les familles ne semblent pas faire partie des principales raisons qui poussent les jeunes à déménager en région.

Et sans doute, une bonne nouvelle pour la Gaspésie, dont la majorité des municipalités comptent moins de 5000 habitants, la taille des villes n’est pas un élément significatif dans le choix d’établissement des jeunes.

Plus de 70 % des jeunes qui songent à s’établir en région d’ici les cinq prochaines le feront dans une municipalité de 10 000 habitants et moins.

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