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Création d'aires protégées : les appels au ministre Arcand se multiplient

Le Conseil régional de l'Environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL) et ses partenaires poursuivent leur offensive pour que Québec retire les permis d'exploration pétrolière ayant été accordés dans des zones ciblées comme aires protégées.

Plus de 16 000 personnes ont déjà fait parvenir une lettre au ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, pour appuyer cette demande.

Il s'agit « des gens de notre réseau seulement », précise l’agent de développement au CREBSL, Patrick Morin. Fort de ce résultat qui dépasse « toutes les espérances », le front commun d’organismes appelle maintenant le grand public à faire de même.

On peut grossir le nombre et faire encore plus pression sur le ministre Arcand! […] Ça fait plus de trois ans que ces projets-là d’aires protégées sont sur la glace et puis il ne se passe rien!

Patrick Morin, agent de développement, Conseil régional de l’Environnement du Bas-Saint-Laurent

La coalition souhaite aussi une planification écologique du territoire avant toute émission ou tout renouvellement de permis, et la réduction de la dimension et de la durée des permis pour éviter les conflits d’usages sur le territoire.

En fait, selon Patrick Morin, la logique voudrait que l’on identifie au préalable ce qu’il faut protéger avant d’accorder quelque permis que ce soit ou de permettre des usages sur un territoire donné.

Il rappelle que la création de zones protégées se ferait sur une « toute petite superficie » qui ne nuirait en rien à l'exploration.

L'importance des aires protégées

La Coalition regroupe la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec), Nature Québec, le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL) et le Comité de protection des Monts Chic-Chocs.

L’an dernier, le CREBSL et le SNAP Québec avaient publié une étude révélant que la création d’aires protégées était mise en péril par les nombreux permis d’exploration accordés par le gouvernement du Québec à des compagnies pétrolières, gazières et minières.

La coalition rappelle qu’une consultation publique en 2013 avait conclu à la nécessité de créer de nouvelles aires protégées dans un contexte de préservation de la biodiversité.

Seulement 4,5 % du Bas-Saint-Laurent est actuellement protégé!

Christian Simard, directeur général de Nature Québec

Le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, rappelle que les objectifs internationaux en matière de conservation de la biodiversité visent la protection de 17 % du territoire d’ici 2020.

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