Le maire de la municipalité de Price dans la Mitis, Fabien Boucher n'a pas l'intention pour le moment de mettre fin au crédit de taxes que son administration offre actuellement. Depuis janvier 2013, la municipalité offre un crédit de taxes à « tout bâtiment à vocation résidentielle, commerciale ou industrielle construit, agrandi ou rénové en conformité avec le règlement d'urbanisme ».

C'est précisément ce genre de situation que dénonce le maire d'Amqui Gaétan Ruest, pour qui cette pratique est carrément une concurrence déloyale puisque les municipalités qui y ont recours ont un avantage indu sur les autres.

Il est d'ailleurs intervenu par écrit en mars dernier auprès du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) et du ministre Pierre Moreau.

Il vient de recevoir la réponse confirmant que cette pratique ne respecte pas la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme. Québec précise que la loi permet aux municipalités d'accorder des crédits seulement pour revitaliser des secteurs où la majorité des bâtiments ont été construits depuis au moins 20 ans.

Son homologue de Price, Fabien Boucher croit quant à lui qu'une municipalité a le droit de s'auto réglementer pour encourager les gens à venir s'installer chez elle.

Il affirme ne pas avoir reçu de consigne lui interdisant cette pratique.

Quant à la direction régionale du MAMOT, elle affirme qu'elle n'a pas le pouvoir de contraindre les municipalités. Seul le tribunal le peut.

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