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Cri du coeur d'un Gaspésien  au ministre de l'Éducation pour son fils handicapé

Aurélien Bisson, résident bien connu de la Baie-des-Chaleurs en Gaspésie, craint que le ministère modifie les critères de son programme de formation et d'intégration sociale destiné aux personnes handicapées. Il est père d'un jeune homme vivant avec un handicap et lance un cri du coeur au ministre de l'Éducation Sébastien Proulx pour éviter que son fils soit exclu d'une partie importante de sa vie sociale.

Un texte de Jean-François Deschênes

En 1989, un automobiliste a happé les deux fils d'Aurélien Bisson alors qu'ils attendaient l'autobus scolaire. Gabriel est décédé, mais Grégoire a survécu après avoir passé plusieurs mois dans le coma. Aujourd'hui, le jeune homme qui présente des séquelles physiques et cognitives fréquente une classe spécialisée, à raison de deux jours par semaine.

Aurélien Bisson, qui est aussi administrateur à l'Association des personnes handicapées Action Chaleurs, affirme que le ministère pourrait n'accepter dans cette classe que les personnes handicapées qui pourront faire des acquis scolaires significatifs et surtout, qui ont des chances d'atteindre le marché du travail. Grégoire, mais aussi plusieurs autres, n'y auraient donc plus accès. 

Dans une lettre envoyée au ministre Proulx, M. Bisson lui demande de préciser ses intentions.  « J'ai toujours pensé que la compassion était une valeur au Québec et qu'on était une société qui valorisait l'égalité des chances le plus possible, la compassion et l'entre-aide. »

Son fils Grégoire et bien d'autres seraient donc exclus... un triste retour dans le passé juge-t-il. « Donc adopter un programme comme celui-là dont on entend parler c'est revenir à une époque que je considère malheureuse. »

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