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D'autres visages sur les compressions en santé : les effets, les réactions

La direction du Centre intégré de santé et services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent continue de préciser les effets des compressions de 20 millions de dollars annoncées mercredi. Diverses réactions se font entendre dans le milieu.

Selon l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), un poste de psychologue est aboli à Matane. À Rimouski, un poste d'organisatrice communautaire sur trois est supprimé et les hygiénistes dentaires voient leurs heures de travail réduites. Un poste de travailleur social est également aboli à Rivière-du-Loup.

D'autres suppressions de postes devraient être annoncées, selon le répondant politique de l'APTS, Sylvain Lirette. Celui-ci juge l'attitude du CISSS inacceptable, d'autant plus que la direction se voulait rassurante lors du conseil d'administration.

Selon le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l'Est du Québec (SIIIEQ), la fusion des unités de médecine, chirurgie, obstétrique, gériatrie, soins palliatifs et pédiatrie à Matane entraîne l'abolition de deux postes d'infirmières auxiliaires.

Ceci s'ajoute à la fermeture d'un lit de soins intensifs qui entraîne l'abolition de six postes d'infirmières. À Mont-Joli, le seul poste d'infirmière clinicienne en santé mentale sera aboli.

Pour la présidente, Micheline Barriault, il est impossible que ces abolitions de poste n'aient aucun impact sur les services à la population.

« Un mal nécessaire », selon Jean D'Amour

Selon le ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Jean D'Amour, ces compressions sont un « mal nécessaire ». Il explique qu'elles permettront au gouvernement de dégager une marge de manoeuvre afin de réinvestir en santé.

Le député de Rimouski, Harold Lebel, estime quant à lui que, contrairement à ce qu'ont affirmé les autorités de la santé, des services seront nécessairement touchés par les compressions.

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