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D'importantes rénovations à l'école Metis Beach

Les élèves de l'école Metis Beach iront à l'ancienne école de Sainte-Jeanne-D'Arc cette année, puisque l'école de leur village fera l'objet d'importants travaux.

Depuis le début des années 2000, le nombre d'élèves anglophones a triplé à Métis-sur-Mer. Le bâtiment ne convenait donc plus aux besoins des enfants. De plus d'importants signes de dégradation du bâtiment, dont de la moisissure, avaient été observés. Québec a finalement donné le feu vert à la réfection de l'école.

Le déménagement engendre néanmoins certains désagréments. Le trajet pour se rendre jusqu'à l'école est beaucoup plus long. Il atteint plus d'une heure trente pour les élèves en provenance de Rimouski ou de Matane par exemple.

L'école de Sainte-Jeanne-d'Arc, qui a été officiellement fermée en juillet dernier, faute d'élèves, est le seul établissement à proximité à pouvoir accueillir les élèves anglophones de Métis.

Un enseignement unique

La petite école de Métis-sur-Mer fait partie de l'unique commission scolaire anglophone de l'Est du Québec. La Eastern Shores regroupe 22 établissements éparpillés sur un territoire de plusieurs milliers de kilomètres carrés.

Un peu plus de 1000 élèves fréquentent les écoles de la commission scolaire Eastern Shores qui s'étend de Fermont sur la Côte-Nord jusqu'aux Îles-de-la-Madeleine, en passant par la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent.

La petitesse des établissements oblige parfois à faire preuve de créativité. Ainsi, Brett Mitchell, qui enseigne à l'école Metis Beach, à Métis-sur-Mer, est aussi le directeur de l'école. L'enseignement représentera cet automne 30 % de sa tâche.

L'école qu'il dirige compte un peu moins de 70 élèves et jamais plus de 15 élèves par classe, comme la plupart des écoles anglophones de la Eastern Shores. La diminution du nombre d'élèves est une mesure qui a réussi aux petites écoles anglophones de l'Est du Québec.

Il y a cinq ans, le taux de diplomation de la commission scolaire Eastern Shores était de 50 %, l'un des plus faibles du Québec. Aujourd'hui, elle a l'un des meilleurs bilans de la province, malgré que 14 de ses écoles soient classées défavorisées.

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