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Davantage de femmes à l’Institut maritime du Québec

Les femmes font peu à peu leur place dans des métiers maritimes. La proportion de femmes a augmenté de façon significative dans deux programmes traditionnellement masculins offerts par l'Institut maritime du Québec (IMQ).

Un texte d’Ariane Perron-Langlois

En 2010, 28 femmes avaient joint les rangs de l’IMQ. Des données de l’institut montrent que le nombre de nouvelles inscriptions féminines a bondi à 46 en 2016.

Cette augmentation est particulièrement significative pour le programme de Navigation, qui permet de devenir capitaine ou officier d’un navire, et celui de Techniques de logistique du transport, qui enseigne la gestion des mouvements de marchandises, de personnes et d’information.

Entre 2010 et 2016, le pourcentage de femmes dans le programme de navigation est passé de 11 % à 18 %.

Au cours de la même période, le pourcentage de femmes dans le programme de Techniques de la logistique du transport est passé de 27 % à 37 %.

Davantage de modèles féminins

La directrice adjointe du service aux élèves de l'IMQ, Mélanie Leblanc, considère que cette augmentation du nombre de femmes est une bonne nouvelle. Elle croit que le phénomène s’explique notamment par la présence de davantage de modèles féminins dans les métiers maritimes.

« L’influence que ça peut avoir auprès des jeunes femmes, de voir qu’il y a des modèles et d’autres femmes qui sont passées par là avant elles, c’est très inspirant », explique Mme Leblanc.

Toutefois, Mme Leblanc reconnaît qu'il reste du travail à faire pour recruter davantage de femmes dans le programme de Techniques de génie mécanique de marine, où le pourcentage de femmes est resté pratiquement inchangé, entre 3 % et 5 %, depuis 2010.

Les employeurs plus accueillants

Bien que les femmes soient parfois exclues de certaines compagnies à l’étranger, la direction de l’IMQ croit qu’il y a de la place pour elles sur le marché du travail.

« Si on parle des emplois au Canada, l’employeur ne fera pas de différence si c’est une femme ou un homme. En fait, ce qu’on recherche, c’est l’élément de compétence », insiste Mme Leblanc.

L'une des diplômées du programme de Navigation, Myriam Bouzid, affirme que le milieu maritime est de plus en plus ouvert aux femmes, même si cela pose certains défis logistiques.

« Les cabines sur les navires, souvent, quand tu es une fille, il va falloir que tu la partages avec une autre fille parce qu’il n’y a pas assez de place. L’équipement de travail va souvent être trop grand […] mais au niveau relationnel, avec les équipages, généralement ça se passe bien », raconte Mme Bouzid.

Les données sur les inscriptions à l’IMQ pour l’automne 2017 seront disponibles au cours des prochains mois.

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