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De l'oxygène pour la maison de transition d'Hommes Sept-Îles

La quatrième classique annuelle Oxygène fournit un peu d'air frais à l'organisme Hommes Sept-Îles. Dix-sept équipes se sont alignées samedi au stade Holliday, et les inscriptions et commandites ont généré un profit de 9 000 dollars. La maison Oxygène Jack Monoloy pourra enfin ouvrir ses portes.

Un texte de Louis Garneau

Le coordonnateur d'Hommes Sept-Îles, Edmond Michaud, croit que des bonnes nouvelles s'en viennent pour la maison Jack Monoloy, qui offre maintenant un service d'hébergement père-enfant.

On a bon espoir que dans le plan d'action du gouvernement du Québec en santé et bien-être des hommes, il y ait quelque chose là-dedans pour ce qui est de l'hébergement père-enfant. On a reçu des nouvelles que peut-être ça irait dans ce sens-là.

Edmond Michaud, coordonnateur, Hommes Sept-Îles

Entre-temps, l'organisme planifie du financement ponctuel, non-récurrent, ou des activités de financement comme la classique Oxygène. L'apport d'une centaine de bénévoles permet de faire progresser le dossier.

La maison Oxygène Jack Monoloy est pratiquement prête à recevoir les premiers locataires que le comité de sélection aura retenus.

Il manque les housses de couette, les rideaux, au moment où on se parle. Alors on dit qu'on est ouvert, (rit) c'est clair.

Edmond Michaud, coordonnateur, Hommes Sept-Îles

Un bail a été signé l'an dernier avec l'Office municipal d'habitation (OMH) de Sept-Îles pour la location d'un immeuble double-jumelé au 893 rue Brochu.

En plus des bureaux d'Hommes Sept-Îles, quatre chambres et des aires communes (salon, cuisine, salle à manger, salle de jeux) sont prêtes à l'accueil d'un père et son enfant.

Edmond Michaud rappelle que « c'est surtout en situation de séparation conjugale que le lien père-enfant est fragilisé. Puis on sait que 75 % des hommes vont quitter le milieu familial, donc la maison. »

Devant la lenteur des procédures et l'urgence consécutive à une séparation, Hommes Sept-Îles devient l'organisme de référence.

On fait pas juste prendre du café avec eux-autres. On a des discussions en profondeur, on s'attaque à des problèmes qu'ils ont, on travaille beaucoup en collaboration avec les autres organismes du milieu. On fait beaucoup d'accompagnement.

Edmond Michaud, coordonnateur, Hommes Sept-Îles

« Il peut y avoir d'autres problématiques auxquelles l'homme veut s'attaquer, puis nous autres pour lui permettre de faire ça, c'est de dire ok, le problème de recevoir tes enfants dans un endroit convenable, tu ne l'auras plus comme tracas. »

Onze maisons Oxygène sont en opération au Québec, offrant un milieu de vie pour les pères qui désirent maintenir, développer, consolider le lien avec leurs enfants.

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