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De nouvelles familles à L'Anse-au-Griffon, grâce aux efforts de la population

En Gaspésie, les paysages féériques ne manquent pas. Mais quand il s'agit d'attirer de nouvelles familles et de garder un village vivant, la beauté ne suffit pas. Les résidents de L'Anse-au-Griffon l'ont compris et sont se sont pris en main. Ils récoltent aujourd'hui le fruit de leur travail.

Relancer un village dévitalisé quand il n'y a pas assez de familles et que l'école primaire est sur le point de fermer ses portes représente un défi considérable. Des résidents du village de L'Anse-au-Griffon, un quartier de Gaspé, l'ont relevé avec succès.

Aujourd'hui, l'école n'est plus menacée de fermer, les activités culturelles se multiplient et de jeunes familles n'hésitent pas à venir s'y installer.

Une vente de livres usagés au profit de la bibliothèque se tenait en ce dimanche ensoleillé. Une telle activité aurait pratiquement été impensable il y a quelques années.

Camille Malouin se souvient des années plus difficiles, où elle et d'autres résidents ont dû se retrousser les manches pour éviter le pire.

« À fin des années 90, il n'y avait plus qu'une trentaine d'enfants à l'école, raconte-t-elle. Il n'y avait plus de maternelle, ni de première année. Il y avait des bâtiments laissés à l'abandon, dont le centre culturel. »

Très motivés, les gens ont retroussé leurs manches et ont commencé à offrir des services pour attirer de nouvelles familles. L'ancien entrepôt de poisson a été transformé en café et en salle de spectacle. Un comité a été formé pour sauver l'école.

Aujourd'hui, la population est stable à environ 500 personnes.

François Corbeil et Marie-Pierre Robitaille font partie des jeunes familles qui ont décidé de venir s'établir à L'Anse-au-Griffon, il y a de cela trois ans. Ils ont grandi tous les deux à Montréal.

« C'est vrai que le dynamisme de la communauté a joué quand même pas mal dans la décision de venir s'établir ici, mentionne François Corbeil. Aussi, le fait d'avoir la mer à perte de vue et les montagnes du parc Forillon juste en arrière. »

Selon Camille Malouin, c'est en raison de l'urgence d'agir pour sauver le village qu'un tel esprit de communauté est né.

« Ça a fait des petits, parce que c'est toujours incitant, quand les gens s'impliquent, d'en amener d'autres. Alors moi je suis très heureuse de ça, très fière de ma communauté », estime-t-elle.

Mme Malouin précise que sa famille habite L'Anse-au-Griffon depuis six générations.

D'après le reportage de Martin Toulgoat

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