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De plus en plus de médecine préventive sur les fermes

La médecine préventive ne profite pas qu'aux humains, elle est aussi essentielle à la bonne santé des animaux de ferme. Elle occupe d'ailleurs de plus en plus de place dans le quotidien des producteurs.

Un texte d’Édith Drouin avec les informations d’Ariane Perron-Langlois

Les vétérinaires passent désormais beaucoup plus de temps sur le terrain à pratiquer la médecine préventive plutôt qu’à soigner des animaux malades.

Selon l'Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec, la médecine préventive représente les deux tiers des honoraires des vétérinaires. Il y a 20 ans, le ratio était inversé.

Justin Rousselle est l'un de de ceux qui met l'accent sur la prévention. Lors d’une visite préventive dans une ferme de Kamouraska, il examine une vache qui semble en pleine forme et prend des échantillons de lait.

Ce que je veux faire, c'est essayer de détecter la mammite subclinique, donc avant même qu'on voit que la vache feel pas.

Justin Roussel, vétérinaire

Ce genre de visite lui permet de prévenir les maladies avant qu’elles se développent.

Des économies à long terme

La visite régulière d’un vétérinaire peut coûter de 12 000 $ à 15 000 $ par année. Une facture raisonnable dans la mesure où elle permet aux producteurs de faire plus de profits à long terme.

On voit des résultats pour la prévention, oui, parce qu'on fait plus de lait et dans ce temps-là, on fait plus d'argent! Mais aussi on a des vaches qui sont plus en santé. On peut les garder plus longtemps.

Marie-Christine Dupont, ferme Marie-Jacques Bélanger

Plus de technologies

Il est de plus en plus facile d’établir des diagnostics grâce à l’apparition de nouvelles technologies, selon le vétérinaire David Smith.

On a toutes les prises de sang sur nos téléphones, on a tout ce qui est nécessaire pour faire des analyses sanguines à la clinique, on a des écographes pour faire des diagnostics de gestation de plus en plus tôt.

David Smith, vétérinaire

Les données informatiques amassées par les divers appareils lui permettent aussi d’établir des statistiques et de déterminer la source du problème d’un troupeau par exemple.

Comme de la famille

Le vétérinaire est maintenant si omniprésent sur les fermes qu’un lien unique se développe entre les producteurs et lui.

Le copropriétaire de la ferme Drahoka au Kamouraska, Sylvain Drapeau, considère d’ailleurs M. Rousselle comme un ami.

On est habitué à lui. Il connaît le troupeau, il connaît la ferme, il sait comment on fonctionne. Puis c'est toujours pareil, on aime ça de même. On est comme les vaches, on aime la routine!

Sylvain Drapeau, copropriétaire de la ferme Drahoka

Le vétérinaire affirme d’ailleurs avoir l’impression de jouer un rôle beaucoup plus important en visitant les producteurs fréquemment, plutôt qu’une fois par année.

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