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De Rivière-du-Loup à Harvard : l'aventure universitaire de Philippe Noël

Le jeune Louperivois Philippe Noël a commencé cette année des études à l'Université Harvard, à Boston.

Un texte de Laurence Gallant

Après avoir terminé ses études au Cégep de Rivière-du-Loup, Philippe Noël, 18 ans, a été l'un des 2000 étudiants sélectionnés par la prestigieuse université Harvard, parmi près de 39 000 candidatures.

Environ 150 étudiants de la cohorte proviennent de l'extérieur des États-Unis, dont une trentaine du Canada. Outre les notes et le parcours scolaire, les lettres de recommandation et les essais des jeunes qui appliquent comptent pour beaucoup dans le processus de sélection.

« Ils essaient de voir quel genre de personne tu es, pour voir si, en plus d'avoir de bons résultats, tu es le genre de personne qu'eux recherchent, si tu es le genre de personne qui peut contribuer à leur institution », explique Phillipe.

Le jeune étudiant a même eu un traitement particulier de la part de Harvard, qui lui a envoyé une lettre avant même sa sélection officielle :

« Si l'université aime beaucoup ta candidature, elle essaie de gagner une petite place dans ton cœur en t'envoyant une lettre écrite, signée à la main, plus tôt. J'ai eu la chance de recevoir cette lettre en février. Je ne savais même pas que ce genre de processus-là existait. »

Philippe Noël se dit très privilégié, malgré la charge immense de travail qu'il doit gérer.

Il indique que comme la plupart des étudiants, il donne de son temps à plusieurs clubs et organisations, dont l'équipe d'aviron de l'université, pour laquelle il s'entraîne trois heures par jour, cinq ou six jours par semaine.

L'étudiant précise que Harvard ouvre ses portes aux personnes de tous les milieux sociaux, en adaptant les frais de scolarité selon la capacité de payer des familles.

« C'est comme ça qu'ils permettent à n'importe qui qu'ils considèrent d'avoir sa place ici. Ça fait aussi une belle diversité sur le campus parce qu'il y  a des gens, on ne se le cachera pas, [...] [dont] la famille est millionnaire, qui doivent payer la totalité des frais, mais il y a aussi des gens qui viennent de milieux très peu aisés et [dont la] famille est parfois même à la limite de la pauvreté, mais qui sont quand même ici. »

Bien que Philippe ait jusqu'à l'an prochain pour décider le domaine de sa majeure, il envisage sérieusement une carrière de chercheur en génie, dans le domaine du nanoélectronique ou de l'informatique quantique. 

« Il y a certains professeurs qui travaillent sur ça ici. Avec un peu de chance, d'ici un an ou deux, peut-être que je pourrais être un de leur assistant de recherche et continuer dans le domaine », conclut-il.

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