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Débat électoral à Matane : déclarations surprenantes du candidat conservateur

Les candidats de la circonscription Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia ont pu se faire les dents lors d'un débat tenu mardi au Cégep de Matane. Le candidat conservateur André Savoie s'est démarqué par des déclarations qui ont surpris l'auditoire, notamment sur la crise des migrants.

Un texte de Brigitte Dubé

« Moi, venir de Montréal, je me prendrais un billet pis je m'en irais en Syrie. Je me lèverais la main en l'air pour être adopté là-bas pis comme ça, ils me reprendraient à Québec pis ils me logeraient. Ce serait merveilleux! », a déclaré André Savoie.

Le candidat conservateur a fait face à plusieurs critiques et questions de la part des étudiants. Il s'est fait questionner et critiquer sur bon nombre de questions dont le transport de pétrole par train, la crise des migrants et l'austérité. Malgré tout, le candidat a maintenu le credo des conservateurs : réduction des impôts, remboursement de la dette et compromis environnementaux pour créer de l'emploi.

Rémi Massé a promis de stimuler la création d'emplois dans la région en misant sur des « emplois verts », en exploitant au maximum les surplus d'énergie au Québec. Il a rappelé que son parti avait promis des investissements de 125 milliards de dollars sur 10 ans pour la réfection des infrastructures, des travaux qui créeraient de l'emploi dans la région.

Joël Charest et le NPD promettent une caisse d'assurance emploi autonome. Le candidat suggère de soutenir les petites entreprises. Un plan de réfection des infrastructures s'échelonnerait sur 20 ans pour que les municipalités puissent planifier à long terme. L'environnement serait pris en compte dans le développement économique.

Kédina Fleury Samson du Bloc québécois a surtout proposé des réformes en profondeur. Selon elle, la solution aux problèmes du Québec passe par l'indépendance et les énergies renouvelables.

Pour Jean-François Fortin de Forces et Démocratie, il faut commencer par réformer la politique elle-même. « Quel est votre pouvoir sur la politique? », a-t-il demandé aux étudiants. Il souhaite introduire la démocratie participative. Le député devrait consulter ses électeurs pour décider s'il approuve ou rejette les programmes ou projets de loi. Jean-François Fortin en a également contre la ligne de parti.

M. Fortin plaide pour la décentralisation et déplore le système de programmes mur à mur. Il souhaiterait qu'ils soient adaptés aux différentes réalités.

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