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Début de la romance entre les festivals de Tadoussac et de Petite-Vallée

Il y a un an, les deux festivals annonçaient un mariage entre les deux événements de l'Est du Québec. La première rencontre, qui a eu lieu cette semaine à Petite-Vallée, et l'autre, prévue pour les quatre et cinq octobre, servent à élaborer cette union.

Un texte de Jean-François Deschênes

Pour cette première rencontre, une dizaine de représentants des deux organisations étaient présents à Petite-Vallée.

Sans dévoiler les détails des discussions, les directeurs parlent déjà d'ententes pour accueillir des artistes européens ainsi que des formules pour les artistes émergents.

Pour le directeur du Festival en chanson de Petite-Vallée, Allan Côté, cette union permettra d'élaborer quelque chose de nouveau.

Économies?

Le directeur du Festival de la chanson de Tadoussac, Charles Breton, ne croit pas que l'union permettra de faire de grandes économies. « On veut surtout collaborer au lieu de s'opposer l'un l'autre. »

Le manque à gagner du festival nord-côtier est de moins de 20 000 $, selon son directeur, qui ne s'en inquiète pas. Ce manque à gagner « est gérable », affirme-t-il.

Allan Côté ne s'inquiète pas non plus du déficit accumulé de son événement gaspésien, qui avoisine les 245 000 $. Il est convaincu de pouvoir remonter la pente. De bonnes nouvelles sont prévues pour bientôt, affirme-t-il sans en dire plus.

Multiplication des festivals

Si les deux festivals de chanson ont entrepris ces discussions, c'est en raison de la multiplication des événements musicaux, qui a forcé le directeur du festival nord-côtier à déplacer la date de son événement.

La réflexion a débuté lorsque les Francofolies de Montréal ont déplacé les dates de leur événement : « ça nous enlevait une bonne part du marché de Montréal », dit-il.

Le Festival de la chanson de Tadoussac, qui avait lieu à la mi-juin, sera présenté dès 2017 durant la fin de semaine de la confédération. « Si on voulait passer au travers, il fallait s'en aller sur un jour férié », résume Charles Breton.

Le problème, c'est que sa fête nord-côtière se tiendra au même moment que le Festival gaspésien. M. Breton craignait une diminution de l'achalandage du Festival en chanson de Petite-Vallée.

Lorsqu'il a été mis au courant, Allan Côté a vu plutôt dans ce changement un défi à relever.

« Au lieu de chialer, on a décidé de voir comment jouer ensemble », dit M. Côté.

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