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Décès à Murdochville : la CNESST prête à faire enquête

Deux inspecteurs de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) sont à Murdochville pour enquêter sur les causes de l'accident qui a coûté mardi la vie à deux hommes au Centre d'interprétation du cuivre.

Un texte de Joane Bérubé

Claude Chouinard, un employé de 50 ans et de Roch Dunn, un bénévole de 60 ans de Murdochville ont été retrouvés inconscients dans les galeries souterraines de l’ancienne mine de cuivre. Ils ont été transportés au centre de santé de Murdochville où leur décès a été constaté.

Les deux hommes étaient descendus pour vérifier le fonctionnement d’une pompe qui avait été installée dans les galeries pour pomper l’eau d’une inondation causée l’hiver dernier par une panne d’électricité. La pompe à moteur à combustion avait été en fonction durant la nuit.

Toxicologue et directrice du Centre antipoison du Québec, la docteure Maude Saint-Onge rapporte qu'en 2016, 644 cas dont 66 % ont été classés involontaires. Elle ajoute que 23 % de ces cas d'intoxication sont survenus dans un contexte de travail.

Elle rappelle que le monoxyde de carbone est un gaz inodore, incolore dont l’intoxication se manifeste d’abord par des symptômes qui sont souvent attribués à d’autres causes.

« Ça peut être sournois, ce sont des maux de tête, des étourdissements, des vertiges et ça peut progresser jusqu’à une perte de conscience et éventuellement le décès », précise la Dre Sainte-Onge.

La porte-parole de la CNESST, Marie-France Roulier, indique qu’il est tout de même trop tôt pour parler d’une intoxication au monoxyde de carbone. « Les inspecteurs sont toujours en train d’analyser les faits, à colliger les informations et à rencontrer les gens sur place », souligne Mme Roulier.

L’organisme doit préalablement s’assurer le statut d’emploi des personnes décédées afin de valider s’il est dans son mandat, au sens de la loi, de faire enquête.

La CNESST examinera les causes de l’accident et effectuera les recommandations nécessaires afin d’éviter que se reproduise un incident de même nature.

Le rapport de la CNESST devrait être déposé d’ici six mois.

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