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Décrochage scolaire : de grands écarts entre les municipalités

Les élèves du Bas-Saint-Laurent n'ont pas tous les mêmes chances de décrocher un diplôme d'études secondaires. Bien que la région connaisse un des plus faibles taux de décrochage au Québec, de grandes disparités existent entre les municipalités.

D'après le reportage de Laurence Gallant

Dans la MRC de la Mitis, par exemple, 68 % des élèves obtiennent un diplôme d'études secondaires ou un diplôme d'études professionnelles. Dans la région, la MRC des Basques est première de classe avec un taux de diplomation de 86 %.

Ces écarts existent partout dans la province, mais ils sont particulièrement flagrants dans la région du Bas-Saint-Laurent, selon le chercheur Michel Perron, de l'Université du Québec à Chicoutimi. Il note que ce sont les milieux forestiers qui rencontrent le plus de difficultés.

Ce constat a été dressé devant 130 représentants des milieux scolaires et communautaires, qui se sont rassemblées, samedi, à l'Hôtel Rimouski, pour réfléchir sur la réussite scolaire au Bas-Saint-Laurent. L'objectif est de mobiliser les écoles, les commissions scolaires et les organismes communautaires pour réduire les facteurs propices au décrochage.

Facteurs aggravants

La rencontre visait également à dresser le portrait des jeunes de la région, pour comprendre les différentes causes de l'échec scolaire.

La présidente de la commission scolaire des Monts et Marées, Céline Lefrançois, se dit préoccupée par la délinquance chez les jeunes et par la détresse psychologique que connaît plus d'une fille sur cinq.

Une forte mobilisation entre les familles, les écoles et les communautés semble faire toute la différence dans les milieux en difficulté, selon le professeur Michel Perron.

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