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Délais « déraisonnables » pour l'accueil de réfugiés syriens en Matanie

Les délais pour accueillir des réfugiés syriens par parrainage privé sont beaucoup trop longs, selon les bénévoles du Comité de parrainage Syrie-Matanie, et ne serait pas unique à la région, affirment-ils. Malgré ces embûches, ils gardent le cap et poursuivent les démarches pour accueillir deux familles au cours de la prochaine année.

Selon les informations de Léa Beauchesne

« On ne sait pas où le dossier est rendu, on ne sait pas si la demande est traitée », s'exaspère devant l'inaction du gouvernement, une membre du Comité de parrainage Syrie-Matanie, Monique Belley.

Deux familles syriennes attendent toujours le feu vert pour s'installer dans la MRC du Bas-Saint-Laurent. Mais comme pour des milliers d'autres, les délais s'allongent sans cesse dit Mme Belley. « Le problème qu'on vit est commun à tous les comités de parrainage privés au Québec. Y'a des délais déraisonnables je dirais par rapport au traitement des dossiers », déplore-t-elle.

Le comité privé s'active depuis des mois pour préparer l'arrivée des deux familles parrainées. La vingtaine de bénévoles les soutiendra pleinement pendant un an. Ils s'expliquent donc mal les délais administratifs.

On s'attendait à des délais de quelques mois. Au début 2-3 mois, ensuite on nous disait 6 à 9 mois, mais plus ça va, plus les délais sont longs.

Monique Belley, Comité de parrainage Syrie-Matanie

Les images des bombardements transmises dans les médias inquiètent les bénévoles matanais, car ils n'ont pas de nouvelles de leurs protégés « Ils sont encore en processus avec Immigration Canada alors on ne peut pas encore communiquer avec eux », s'exaspère une autre membre du comité, Claire Lamarre.

Le défi de l'intégration

Le défi de l'intégration n'inquiète pas les bénévoles, car d'autres familles ont déjà relevé le défi dont celle de Jean Nazaire de Matane. « On est en quelque sorte la preuve que c'est possible de s'intégrer », dit-il. Lui, a toujours vécu au Québec, mais son père est arrivé à Matane dans les années 20. « Notre but, c'est qu'ils soient bien intégrés dans la Matanie. Et qu'ils soient capables de travailler. »

Le comité espère répéter l'histoire de la famille Nazair et souhaite que le gouvernement accélère le traitement des demandes d'immigration des réfugiés.

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