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Dénoncer la violence envers les femmes ayant une déficience intellectuelle

Quatre femmes sur cinq qui vivent avec une déficience intellectuelle connaîtront, dans leur vie, une situation de violence ou d'abus sexuel. C'est la statistique préoccupante que relève l'Association du Québec pour l'intégration sociale, qui organise la journée de sensibilisation intitulée « Quand je ne veux pas je dis non ».

Une activité pour dénoncer la violence envers les femmes ayant une déficience intellectuelle se tient vendredi au Centre des congrès de Rimouski. Pendant cette journée,différents intervenants prendront la parole pour trouver des pistes de solution pour contrer la violence.

L'activité, qui rassemble l'Association pour la déficience intellectuelle de Rimouski, des parents, des éducateurs, des organismes ainsi que des personnes atteintes de déficience intellectuelle, vise à mieux outiller ces personnes pour dénoncer et intervenir en cas d'abus.

Pour la directrice générale de l'Association du Québec pour l'intégration sociale, Anik Larose, il est essentiel de soulever le voile sur la violence faite aux personnes plus vulnérables. Elle ajoute que le moment est très propice, puisque le sujet est soulevé dans l'actualité.

« C'est un sujet qui est extrêmement tabou, même au niveau des associations et au niveau des familles, naturellement. C'est quelque chose dont on ne parle pas beaucoup et c'est une violence qui est un peu insidieuse. Les personnes qui ont une déficience intellectuelle ont quand même un bon niveau de vulnérabilité », explique-t-elle.

D'après les informations de Laurence Gallant

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