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Des agriculteurs du Kamouraska perdent une partie de leurs terres

Des agriculteurs et des municipalités du Kamouraska partent en croisade contre une révision de la ligne des hautes eaux, une frontière qui sépare les terres publiques et privées en bordure du fleuve.

Le ministère de l'Environnement considère que le niveau de l'eau a monté suffisamment pour faire avancer le lit du fleuve de plusieurs dizaines de mètres dans les terres. Pourtant, des agriculteurs qui voient la nouvelle ligne traverser leurs terres, affirment que le niveau d'eau du fleuve n'a pas bougé.

La ligne des hautes eaux, c'est ce qui sépare le lit du fleuve, qui est public, des terres privées. En 2013, cette ligne a été modifiée. Québec considère que le niveau de l'eau a monté de 28 centimètres.

Pour certains agriculteurs, cela signifie que la limite de leur terrain a reculé de près de 500 mètres.

« Cette terre, c'est une terre que j'ai achetée à Saint-Germain-de-Kamouraska en 2010. Avec le nouveau cadastre qui est passé, je perds les deux tiers de la propriété que j'ai achetée du côté nord de la 132 », explique Marc Michaud, un producteur de lait et de céréales.

Depuis trois ans, la municipalité de Saint-André-de-Kamouraska tente de faire reculer le Centre d'expertise hydrique, qui trace la ligne des hautes eaux.

« On considère que la nouvelle ligne n'est pas fondée », ajoute Alain Parent, conseiller municipal. Selon lui, le niveau de l'eau du fleuve Saint-Laurent est stable depuis des décennies, même légèrement à la baisse dans les dernières années.

Après une rencontre entre le Centre d'expertise hydrique et la municipalité de Saint-André en 2013, une demande a été faite pour que le Centre revienne sur cette révision de la ligne des eaux. « C'est un dossier qu'on suit depuis plus de quatre ans », explique M. Parent.

Le conseiller municipal affirme que l'arpenteur aurait pu considérer les cartes que la municipalité a en archives et qui lui ont été présentées, mais que ça n'a pas été fait.

Les agriculteurs rencontrés ont l'intention de continuer à cultiver leurs terres même si elles sont désormais, en partie, sur les terres publiques du gouvernement provincial. Le ministère de l'Environnement, qui chapeaute le Centre d'expertise hydrique, n'était pas disponible pour répondre à nos questions.

D'après les informations d'Ariane Perron-Langlois.

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