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Des apiculteurs heureux de l'interdiction de certains pesticides

Des apiculteurs du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie se réjouissent de l'intention de Santé Canada d'éliminer, d'ici trois ans, les usages agricoles d'un type de néonicotinoïde.

Santé Canada a annoncé, mercredi, qu’il allait bannir l’imidaclopride, un pesticide de la catégorie des néonicotinoïdes, en raison des risques que présente ce produit pour les espèces aquatiques. Une période de transition pouvant s'étendre jusqu’à cinq ans est proposée dans les cas où il n’existe aucun insecticide de rechange.

L’usage actuel de l’imidaclopride ne peut plus durer et les niveaux de ce pesticide relevés dans les cours d’eau et les milieux aquatiques sont nocifs pour des insectes aquatiques.

Extrait du communiqué de Santé Canada

Santé Canada a aussi entrepris l’examen de deux autres néonicotinoïdes, soit la clothianidine et le thiaméthoxame. Il doit étudier les risques posés par ces pesticides sur les invertébrés aquatiques.

Excellente nouvelle pour les abeilles

La nouvelle réjouit des apiculteurs du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Les néonicotinoïdes s’attaquent au système nerveux des abeilles, ce qui se traduit par une mortalité importante.

J’ai déjà été en contact par accident avec les néonicotinoïdes sur un champ de canola. Mes abeilles se sont mises à mourir au milieu de l’été. Je n’avais jamais vu ça.

John Forest, apiculteur, Rucher des Framboisiers de Maria

Mireille Lechasseur, apicultrice au Château Blanc, remarque que le public et les agriculteurs sont de plus en plus sensibilisés à l'impact des néonicotinoïdes sur les abeilles.

« On voit l’intérêt. On voit aussi l’intérêt des agriculteurs de bien nous placer dans les champs, de vérifier si nos ruches vont bien, d’avoir un dialogue avec nous », affirme Mme Lechasseur.

Au Canada, les apiculteurs perdent en moyenne 25 % de leurs abeilles chaque année.

Les néonicotinoïdes peu utilisés dans la région

Selon des données de l’Union des producteurs agricoles (UPA), très peu de producteurs du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie utilisent des néonicotinoïdes.

« Ce traitement de semences est vraiment réservé à certaines variétés de soya et de maïs. Dans l’Est du Québec, on plante surtout de l’orge, de l’avoine, du blé et du canola, et ces espèces-là ne sont pas traitées avec ces produits-là », explique Firmin Paquet, président des producteurs céréaliers de l’Est du Québec.

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