Un garage qui ne sert plus, des photos grand format qui dormaient aux archives et de la pâte à crêpes. C'est tout ce qu'il fallait pour permettre à des étudiants en art et photographie du Cégep de Matane de réaliser une œuvre d'art social qui intrigue et attire la population.

Guidés par les deux enseignants Robert Baronet et Jean-Martin Fleury et parfois conseillés par quelques artistes professionnels, les étudiants ont travaillé pendant quatre jours à la réalisation de cette sculpture-performance, en marge de l'événement PHOS, la fête de l'image de Matane.

Les artistes se sont inspirés de SYN (atelier d'exploration urbaine). La démarche permet de voir les espaces urbains autrement. Pour expliquer la démarche, Jean-Martin Fleury cite un projet à New York où des artistes ont transformé une ancienne voie ferrée. « Les New Yorkais se sont réapproprié l'espace qui est devenu un parc », mentionne-t-il.

Peu de moyens

Réalisée avec peu de moyens, l'œuvre est éphémère. Les étudiants ont recyclé les photos de Yoanis Menge et Charles Frédérik Ouellet, qui ont exposé lors des deux premières éditions de PHOS. Ils les ont été collées avec un mélange de farine, de sucre et d'eau, ce qu'ils appellent la « pâte à crêpes ».

Matane ville d'images

Matane a bien l'intention de se démarquer en tant que ville d'images. L'événement PHOS concrétise cette volonté. Les deux prestations des Faiseux de berlue aussi,  avec des projections multimédias sur des édifices de Matane. Ce sont des gens du Centre de recherche et de développement en imagerie numérique (CDRIN).

Les photos Mathieu Savoie, sur le thème de l'intimidation, ont aussi été collées dans l'espace public, cette fois sur le trottoir.

Un texte de Brigitte Dubé

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