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Des aumôniers aux intervenants spirituels dans les hôpitaux

Pendant des générations, des aumôniers ont accompagné les malades en fin de vie dans les hôpitaux. Aujourd'hui, avec le recul de la pratique religieuse, ces aumôniers ont été remplacés par des intervenants spirituels.

Certains intervenants sont encore affiliés à l’Église, comme le prêtre Yves Hébert, mais ils n’interviennent pas auprès des malades pour parler de leurs croyances. Ils sont plutôt présents pour accompagner les patients.

Le prêtre consacre une quinzaine d’heures par semaine aux patients de La Pocatière.

Bruno Lévesque, un intervenant laïc, travaille à temps complet au centre hospitalier régional de Rimouski. Il remarque que les malades hésitent souvent à parler de leurs souffrances avec leurs proches, de peur de les inquiéter.

Un métier, une vocation

M. Lévesque indique que ses échanges avec les patients sont souvent émouvants. Il admet que son travail est parfois difficile et qu’il lui arrive de pleurer après ses rencontres.

À l’hôpital de La Pocatière, son homologue, Yves Hébert, confie également qu’il s’attache souvent à ses patients et qu’il est difficile d’être témoin de leurs souffrances.

Il dit toutefois préserver une saine distance avec eux pour être en mesure de bien faire son travail. Lorsqu’une situation devient trop difficile, il peut également faire appel à l’équipe avec laquelle il collabore.

Les deux intervenants décrivent toutefois leur travail comme étant une vocation qui donne du sens à leur vie.

Un vide à combler

Le personnel soignant souligne d’ailleurs l’importance des intervenants spirituels dans un contexte où le personnel hospitalier a été réduit et où les médecins sont surchargés.

Les patients gravement malades et en soins palliatifs ont également souvent besoin d’appui pour prendre certaines décisions, explique Marie-Josée Caron, assistante infirmière-chef à l’hôpital de La Pocatière.

D'après les informations de Paul Huot

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