Retour

Des Bas-Laurentiens d'origine américaine espèrent Clinton à la Maison-Blanche

La campagne présidentielle américaine a soulevé les passions jusqu'au Bas-Saint-Laurent. Quelques expatriés donnent leur point de vue sur cette campagne qui s'achève.

Un texte de Marie-Josée Paquette-Comeau

Ladd Johnson est professeur de biologie à l'Université Laval. Il réside au Québec depuis plus de 20 ans. Pour lui, une présidence républicaine est « inimaginable ». Les citoyens pro-Trump doivent accepter le changement, selon lui. Ils ont perdu leurs emplois et ont de la difficulté à s'adapter aux nouvelles réalités, explique-t-il. C'est ce mécontentement engendré par cette difficulté d'adaptation qui a permis l'émergence de Donald Trump croit le professeur.

M. Johnson n'a pas voté. Cependant, ses candidates favorites sont Hillary Clinton et Jill Stein

Lisa Ann Jungemann habite au Canada depuis 19 ans, dont 12 ans en Gaspésie. Elle reconnaît que son pays d'origine est le pays des extrêmes. Une présidence Trump aurait davantage d'effets néfastes sur la politique internationale que sur la vie des citoyens américains selon elle. Elle souhaite qu'Hillary Clinton remporte les élections, non pas parce qu'elle est une femme, mais bien parce qu'elle est intelligente et possède l'expérience nécessaire pour être chef d'État.

Lisa Ann Jungemann est originaire du Wisconsin, un État pivot dans le choix des présidents américains. Si elle avait voté, elle aurait choisi sans hésiter Hillary Clinton.

Né au Texas, Anna-Lisa a vécu son enfance et sa vie de jeune adulte au Nouveau-Mexique. Depuis 1991, elle habite au Québec. Ce qui ressort de cette campagne, selon Anna-Lisa Cone, c'est le rôle des médias. Elle s'inquiète de leur manque de neutralité. Les grandes chaînes télévisées n'ont pas réussi à mettre de l'avant les programmes électoraux des partis, trop influencées par leurs propriétaires selon la résidente de Rimouski. Elle croit que les États-Unis ressortiront complètement divisés de cette campagne.

La canadienne d'adoption ne semble pas inquiète pour l'avenir de son pays natal. Cependant. elle demeure incrédule devant le fait que plus de la moitié des électeurs américains voteront possiblement pour Trump.

Anna-Lisa Cone a voté à distance dans les bureaux de vote du Nouveau-Mexique. Son choix s'est arrêté sur les démocrates.

Selon le Federal Voting Assistance Program, un organisme qui aide les Américains expatriés à voter à distance, environ 661 000 Américains vivent au Canada et peuvent exercer leur droit de vote.

Aux élections présidentielles de 2012, le vote des expatriés tous pays confondus représentait 3,7 % du taux de vote soit environ 22 300 personnes.

Pour voter à distance, les citoyens américains doivent contacter le bureau de vote de leur État respectif. Ils reçoivent par la suite un bulletin de vote par courriel ou par la poste qu'ils retournent par Internet ou par fax selon les dates prescrites.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Qu'est-ce qui se passe quand tu fais une détox de cellulaire?