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Des candidats dans Manicouagan débattent devant public

Une centaine de personnes se sont rassemblées au Cégep de Baie-Comeau, mardi midi, pour assister à un débat auquel ont participé les quatre candidats à l'élection fédérale dans Manicouagan. Ils ont défendu les positions de leur parti devant leurs adversaires, en plus de répondre à une dizaine de questions du public. 

Un texte de Marlène Joseph-Blais

Assurance-emploi

Le ton a monté une première fois lorsqu'il a été question de la réforme du régime d'assurance-emploi, un problème qui touche particulièrement l'ouest de la Côte-Nord où de nombreuses personnes occupent un emploi saisonnier. Marilène Gill a accusé les trois autres partis d'avoir pigé dans la caisse d'assurance-emploi ou de prévoir l'utiliser dans leur cadre budgétaire. « C'est sûr que quand tu n'es pas au pouvoir tu ne peux pas piger [dans la caisse] », lui a rétorqué Mario Tremblay.

Infrastructures

Le prolongement de la route 138 et la réfection de la route 389 ont été placés au centre des priorités des quatre candidats qui ont participé au débat. Mario Tremblay croit que le Parti libéral du Canada est le mieux placé pour mener ces projets à terme en raison de son plan d'investissement dans les infrastructures canadiennes. « On a stoppé l'hémorragie », a dit Jonathan Genest-Jourdain à propos des 12 kilomètres construits au coût de 47 millions de dollars en Basse-Côte-Nord.

De son côté, Marilène Gill estime que les partis de ses adversaires auraient pu donner la priorité aux routes 138 et 389 lorsqu'ils étaient au pouvoir. « La question de la route 138 et la 389, ça n'a pas été réglé », a-t-elle affirmé. 

Ressources naturelles et environnement

Jonathan Genest-Jourdain a réitéré son opposition au projet de Mine Arnaud dans sa forme actuelle. Le député sortant a souligné l'importance de protéger le territoire en appliquant la Loi sur la protection de l'environnement dès la phase exploratoire. Selon lui, un projet comme celui de Mason Graphite, qui veut construire une mine de graphite au nord de Baie-Comeau, est intéressant puisque les travaux ne seront pas effectués à proximité des zones résidentielles.

La candidate du Bloc québécois a rappelé que le pouvoir de décider de l'extraction ou non des ressources naturelles revient au gouvernement du Québec. Elle croit toutefois qu'un projet comme celui de Mine Arnaud peut être profitable pour la région. « Si la majorité le décide, si le gouvernement le décide, je vais être derrière la population », a dit Marilène Gill. 

Pouvoir

À de nombreuses reprises, les candidats libéral et conservateur ont rappelé à Marilène Gill que le Bloc québécois n'accédera jamais au pouvoir, une façon pour ces candidats de se positionner comme de meilleurs choix. « Quand on a des gains pour l'assurance-emploi, quand on sort le scandale des commandites, on n'a pas besoin d'être au pouvoir », rétorque Marilène Gill. Pour sa part, Yvon Boudreau, du Parti conservateur du Canada estime être le plus près du pouvoir. « Moi, quand je me présente ici, j'arrive avec des ministres », a-t-il notamment affirmé. 

Le débat d'une durée de deux heures s'est déroulé devant de nombreux étudiants du Cégep de Baie-Comeau, mais aussi des citoyens qui s'y étaient rassemblés pour l'occasion. Les questions du public ont porté sur une multitude de sujets, dont l'environnement, la culture, le développement économique et la présence du prochain député de Manicouagan dans la région.

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