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Des carapaces de crevettes aux vertus prometteuses

Selon une équipe de chercheurs de l'Université du Québec à Rimouski, la carapace des crevettes nordiques pourrait, une fois transformée, être utilisée dans des produits cosmétiques et même faire diminuer le taux de cholestérol dans le sang.

La compagnie ontarienne Ovensa a acheté la licence mondiale d'utilisation à l'UQAR. Le président-directeur général d'Ovensa, Stéphane Gagné, croit même que le produit peut avoir des effets contre le cancer. « Plutôt que d'avoir une injection d'agent chimiothérapeutique à toutes les trois semaines, dont les effets secondaires sont parfois importants, la technologie permet non seulement d'améliorer l'administration des médicaments, de le faire par voie orale, et en même temps de réduire les effets secondaires. »

L'entreprise a déjà pris entente avec de grandes compagnies pharmaceutiques. Lorsqu'il sera en vente sur le marché, le produit dérivé des carapaces de crevettes pourrait générer des millions de dollars.

Une solution verte

L'équipe de Jonathan Gagnon, professeur de chimie à l'Université du Québec à Rimouski, veut élaborer un produit moins toxique et biodégradable.

Jonathan Gagnon fait valoir que les coûts d'enfouissement pour les entreprises sont considérables. Les entreprises de transformation de crevettes pourraient donc être tentées de vendre leurs carapaces aux compagnies comme Ovensa.

« On produit au Québec environ 30 000 tonnes métriques de produits marins, dont la moitié sont des résidus. Les entreprises paient 125 $ par tonne métrique pour les enfouir. Et nous, non seulement en valorisant les résidus marins, on leur donne une valeur ajoutée, mais en même temps, on diminue les coûts d'enfouissement », précise M. Gagnon.

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