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Des casques pour traiter le syndrome de la tête plate

Il n'est plus rare de voir de jeunes bambins porter une orthèse crânienne. Au Québec, le pourcentage de bébés atteints de plagiocéphalie, communément appelé le syndrome de la tête plate, a augmenté de 16 % en 25 ans. Heureusement, il existe un traitement efficace.

En 2016, plus de 600 enfants sont venus à l'Institut universitaire de réadaptation de Québec pour recevoir une orthèse crânienne. C’est quatre fois plus qu’il y a 25 ans.

Le nombre est en recrudescence depuis que les pédiatres préconisent le sommeil sur le dos pour éviter la mort subite du nourrisson.

Marie-Danielle Boucher, pédiatre du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, déplore toutefois que les parents soient souvent montrés du doigt.

C'est malheureux que les parents se retrouvent blâmés pour la plagiocéphalie, le syndrome de la tête plate. Dans la grande majorité des cas, ce n'est pas la faute des parents. Il y a plusieurs facteurs de risques qui font qu'un enfant peut avoir un certain degré de plagiocéphalie.

Marie-Danielle Boucher, pédiatre du CIUSSS de la Capitale-Nationale

Elle précise que la prématurité, les grossesses multiples et le fait de naître avec un torticolis congénital sont des facteurs de risques importants.

Le traitement

Les médecins recommandent de remodeler la tête de ces enfants, pour des raisons esthétiques, mais aussi pour des raisons de sécurité.

Ces enfants-là, les casques de sécurité ne leur feront pas. Le casque de vélo ne fera pas, le casque de hockey ne fera pas, le casque de pompier ne fera pas.

Marie-Danielle Boucher, pédiatre

Pour fabriquer un casque, il faut prendre rendez-vous avec une technicienne en orthèse crânienne. Elle fabrique alors le moule de la tête de l’enfant.

C’est à partir de celui-ci que le casque, qui ne pèse que 200 grammes, sera conçu.

Un traitement qui fonctionne extrêmement bien, selon Mme Boucher, si le casque est porté comme prescrit.

L’objet agit comme le fait un tuteur pour un arbre.

Des parents satisfaits

Les parents de la petite Lexianne, originaires de Mont-Joli, sont d’ailleurs très satisfaits du traitement.

Présents à Québec pour un dernier rendez-vous, ils affirment ne pas regretter leur choix.

Elle avait un des deux côtés de la tête plate parce qu'elle avait un muscle moins développé que l'autre. Elle avait toujours tendance à mettre la tête d'un côté, même avec la physio, on n'a pas été capable d'améliorer ça.

Meggie Dubé, mère de Lexianne

L’enfant, âgé de neuf mois, porte son casque depuis trois mois et a maintenant une belle tête ronde. Elle devra toutefois porter son casque la nuit pour encore un mois.

Un service pour les régions éloignées

L'Institut de réadaptation de Québec offre un service rapide pour les familles qui vivent en région éloignée.

Un casque pour un enfant de la Côte-Nord a par exemple été fait en un jour. Les familles reçoivent une aide financière pour leur déplacement.

Dernièrement, la pédiatre Boucher s'est même déplacée jusqu'à Gaspé pour rencontrer de futurs petits patients, une expérience qu'elle souhaite répéter pour les patients en région

D’après les informations d’Isabelle Damphousse

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