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Des citoyens s'opposent au projet de transformation de la cathédrale de Rimouski

Après des mois de discussions, le changement de vocation de la cathédrale de Rimouski ne fait toujours pas l'unanimité. Un groupe de citoyens s'opposant au projet de transformation veut maintenant se faire entendre dans le débat.

D'après les informations de Paul Huot

La semaine dernière, le plan de transformation était présenté par le comité Cathédrale 1862. Toutefois, des citoyens de Rimouski s'opposent au réaménagement de l'église pour y loger des organismes culturels.

Ces citoyens se sont regroupés en un comité afin de réclamer que la cathédrale demeure ce qu'elle est, une fois qu'elle aura été rénovée : un lieu de culte, exclusivement,

Les fonds nécessaires?

Ce comité tiendra un point de presse dans quelques jours. Il croit que le diocèse devrait payer une partie des sept millions de dollars que coûterait la rénovation de la cathédrale en puisant dans l'une des fondations du diocèse qui, selon lui, comptent plusieurs millions de dollars.

« Le Fonds du séminaire est un fond constitué de la vente du séminaire qui a été payée par le gouvernement provincial et c'est notre argent. Alors s'il y a un endroit où on peut aller chercher un appui financier, c'est là quant à moi », mentionne Alain Rioux, un opposant au projet de transformation.

Maintien d'un lieu de culte

Le comité Cathédrale 1862 rappelle que le projet de la cathédrale prévoit maintenir un lieu où pourraient avoir lieu des cérémonies religieuses. Le comité sait que le diocèse compte plusieurs fondations, mais qu'elles sont dédiées à divers objectifs spécifiques et qu'il n'est pas possible d'y recourir.

« On est au courant et on n'est pas masochiste. Si on pensait qu'il y avait des sommes facilement accessibles à d'autres vocations, je pense qu'on aurait cogné à la porte après plus d'un an de travail. Oui, ces fonds-là existent et ils ont des mandats bien précis. Notre objectif, ce n'est pas de déshabiller Pierre pour habiller Jacques », affirme le président du comité Cathédrale 1862, Louis Khalil.

Le diocèse n'a pas les moyens

L'archevêque de Rimouski, monseigneur Denis Grondin, est catégorique : l'Église catholique n'a pas les moyens de rénover seule la cathédrale de Rimouski. C'est pourquoi il est favorable au projet de donner à l'immeuble une vocation multiple.

En entrevue, vendredi matin, à l'émission Info-Réveil sur ICI Radio-Canada Première, Mgr Grondin a été clair : son Église ne peut assumer les coûts de la rénovation et de l'entretien de la cathédrale. 

Écoutez l'entrevue de Monseigneur Grondin à Info-Réveil 

Mgr Grondin écarte également l'idée de faire de la cathédrale le seul lieu de culte à Rimouski. Il explique que cette option soulève trop de contraintes pratiques et que c'est la raison pour laquelle il a été décidé de conserver quatre églises dans les paroisses.

Il dit comprendre les inquiétudes de certains paroissiens qui réclament la sauvegarde de la Cathédrale comme lieu de culte, mais il rappelle que les exigences financières sont trop importantes. 

Il ajoute que « la cathédrale peut être déplacée, que le siège de l'évêque peut être déplacé. Il y a des diocèses où cela fait six fois que la cathédrale est déplacée. Sur la Côte-Nord, ce fut le cas de Hauterive à Baie-Comeau ».

« C'est l'évêque qui choisit le lieu où il établira le siège diocésain. Et ce n'est pas nécessairement lié à l'histoire. »

Religion et culture

Mgr Grondin souligne toute la valeur du projet de reconversion soumis par le Comité Cathédrale 1862. La Coopérative Paradis, dit-il, est un lieu de création et d'expression. Selon lui, l'Église catholique pourrait facilement y trouver sa place. 

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