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Des commerçants de Baie-Comeau inquiets devant une éventuelle hausse du salaire minimum

Le lancement de la campagne 5-10-15 inquiète de nombreux commerçants baie-comois qui ne partagent pas la hâte des associations communautaires et syndicales à hausser le salaire minimum à 15 dollars de l'heure.

Un texte de Vincent Larin

La campagne 5-10-15 porte sur le droit pour un travailleur d'obtenir son horaire de travail cinq jours d'avance, de disposer de 10 jours de congé payé par année pour la maladie ou les responsabilités familiales et de gagner un salaire minimum de 15 $.

Une solution avantageuse pour tous selon les syndicats, mais cet avis n'est pas partagée par tout le monde.

Des entreprises affirment qu'elles ne pourraient pas survivre à un tel changement.

« Mes femmes de chambre qui sont autour de ce prix-là, 14-15 dollars de l'heure, si jamais le salaire minimum est à 15 dollars, elles vont m'en demander 20 pour conserver l'écart », croit le propriétaire du Grand Hôtel de Baie-Comeau, Denis Harel.

Hausse des prix? 

D'autres s'inquiètent de l'impact sur les prix des marchandises et des services.

« Ça fait que les gens n'auront plus les moyens de venir magasiner, d'acheter dans les dépanneurs. Les petites chaînes comme moi vont disparaître », croit la propriétaire de la Tabagie Baie-Comeau, Julie Fortin.

« Y'a pas beaucoup de personnes qui voudraient payer un déjeuner 30 dollars et une bière à 10 ou 12 dollars. Ça va avec, plus on paie nos employés, plus ça se répercute sur les prix à la consommation », explique quant à lui le propriétaire du Grand Hôtel de Baie-Comeau, Denis Harel.

D'après le reportage de Marlène Joseph-Blais

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