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Des démarches pour inscrire Anticosti au patrimoine mondial de l'UNESCO

La Municipalité de L'Île-d'Anticosti lance des démarches pour que l'île soit inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Un texte de Charles Alexandre Tisseyre

La Municipalité cherche un spécialiste pour préparer la candidature de l'île afin que le dossier soit présenté au gouvernement fédéral d'ici janvier 2017.

Pour la première fois en plus de 10 ans, Ottawa sollicite des propositions de candidatures pour de nouveaux sites du patrimoine mondial.

Le maire de L'Île-d'Anticosti, John Pineault, est convaincu que l'île a de bonnes chances d'être retenue. « En tant que citoyen, j'ai toujours cru que c'est une démarche qui aurait dû être faite il y a belle lurette », dit-il.

Il estime qu'Anticosti est unique en raison, entre autres, de sa géologie. Selon lui, elle témoigne d'une époque où la Terre a été marquée par une grande extinction, il y a 450 millions d'années.

« On reçoit des géologues tous les étés qui viennent étudier ce phénomène, indique le maire Pineault. Ils disent que c'est la meilleure place au monde pour l'étudier. »

L'UNESCO précise que les sites « doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection ».

John Pineault croit que l'île en satisfait au moins deux, dont celui de « représenter des phénomènes naturels ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelles ».

Pour la pérennité

Le maire est déterminé à mener à bien ce long processus. « Je veux positionner l'île d'Anticosti pour la postérité. Elle a toujours vécu de la chasse, de la pêche et de la villégiature. C'est ça, sa vocation ».

Il précise que cette démarche n'est pas étrangère à son opposition au projet d'exploration des hydrocarbures sur l'île. « Même s'il n'y avait pas eu ce projet, j'aurais quand même présenté cette candidature », ajoute-t-il toutefois.

Les fonds pour embaucher le spécialiste responsable de la préparation de la candidature d'Anticosti seront puisés dans les surplus de la municipalité et s'élèvent à environ 12  000 $.

Ottawa indique que deux candidatures par année peuvent être soumises par chaque pays aux fins d'examen par le Comité du patrimoine mondial.

Le dernier site canadien à avoir été inscrit sur la liste du patrimoine mondial est Mistaken Point à Terre-Neuve-et-Labrador, en juillet 2016.

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