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Des détenus logés dans le gymnase de la prison de Rimouski

Le Syndicat des agents des services correctionnels du Québec dénonce l'engorgement du centre de détention de Rimouski.

Les détenus qui purgent des peines de fin de semaine sont logés côte à côte sur des matelas qu'on dispose dans le gymnase de l'établissement, rapporte le président du Syndicat, Mathieu Lavoie. Selon lui, le centre de détention a été conçu pour 65 personnes, mais en compte régulièrement plus de 130. 

« En fait, le centre de détention de Rimouski est en surpopulation depuis près de dix ans. La semaine est en occupation au-dessus de 100 % et la fin de semaine, ça peut monter jusqu'à 140 % d'occupation avec les peines de fin de semaine », déplore-t-il, ajoutant qu'il s'agit d'une situation qui perdure depuis plusieurs années.

L'établissement de détention a donc recours aux cellules d'attente ou à des gymnases pour accueillir ce surcroît de prisonniers.

Le Syndicat estime que ces conditions de détention sont inacceptables et menace la sécurité des agents correctionnels qui y travaillent.

Un problème connu, confirme la Sécurité publique

Le ministère de la Sécurité publique confirme les problèmes de surpopulation de la prison de Rimouski.

Selon le directeur général adjoint des services correctionnels du Ministère, Marc Lyrette, les différents ministres qui se sont succédés ont été sensibilisés à ce problème. Il soutient que toutes les mesures ont été prises pour assurer la sécurité des détenus et du personnel de la prison.

Le Ministère compte notamment sur l'ouverture de la nouvelle prison de Sept-Îles pour atténuer les problèmes de surpopulations dans les prisons de la région. « Les transferts interrégionaux peuvent servir de soupape de sûreté », assure M. Lyrette. 

Des prisonniers qui purgent une longue peine à Rimouski ou qui sont originaires de la Côte-Nord pourront, explique-t-il, être transférés à Sept-Îles. 

La surpopulation dans les prisons, notamment le week-end, fait partie des problèmes signalés la semaine dernière par la Protectrice du citoyen lors de la remise de son rapport annuel.

« Que ce soit à Montréal, à New Carlisle, à Amqui ou à Matane, on devrait avoir les mêmes normes partout pour s'assurer de l'intégrité de notre système carcéral », avait alors commenté Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia et critique de l'opposition officielle en matière de Sécurité publique.

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