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Des dizaines de postes supprimés dans les hôpitaux du Bas-Saint-Laurent, selon la FIQ

Les compressions de 20 millions de dollars, annoncées mercredi par le Centre de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, coûteront leur poste à des dizaines d'infirmières, d'infirmières cliniciennes et auxiliaires, selon la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

Un texte de Julie Tremblay avec la collaboration de Sébastien Desrosiers

La porte-parole de la FIQ pour le Bas-Saint-Laurent, Nancy Langlais, affirme être complètement renversée. Après s'être faite rassurante mercredi lors de son assemblée générale, la direction du CISSS a amorcé jeudi une série de rencontres avec des représentants syndicaux et des employés pour leur annoncer les effets des compressions.

Les informations tombent au compte-gouttes, mais jusqu'à maintenant, selon la FIQ, il y aurait 17 postes abolis à Rimouski, 9 postes à Rivière-du-Loup, 7 postes à Amqui, 6 postes à Matane, 5 postes à La Pocatière, 3 postes pour Les Basques et 12 postes au Kamouraska.

« Quand on est sorti de l'assemblée, on avait quand même une lueur d'espoir, malgré que j'avais très peu confiance en les paroles de [la directrice du CISSS] Isabelle Malo, peste Nancy Langlais. Aujourd'hui, je comprends que j'aurais dû suivre mon instinct. Je savais que j'avais grandement raison de ne pas croire ce que Mme Malo essayait de faire passer comme message. »

« C'est la population qui en souffre, poursuit-elle. Quand on diminue des postes au niveau des soins intensifs, c'est très grave. Si on prend les propos de Mme Malo, on n'enlève pas le service à la population, mais on le diminue. »

Ce ne pourrait être que le début, selon la porte-parole de la FIQ. « On a 20 millions de dollars de compressions à faire sur deux ans, explique-t-elle. Si on y va pour 10 millions cette année, ça veut dire qu'il en reste 10 autres millions pour l'année prochaine. »

Réduction des heures d'ouverture des blocs opératoires?

À l'hôpital de La Pocatière, par exemple, cinq lits de soins courants seront retranchés, selon le syndicat. La direction envisage de réviser à la baisse les heures d'ouverture du bloc opératoire.

Le conseiller syndical des employés du Centre de santé et de services sociaux de Kamouraska, Carl Reinhardt, se désole pour les personnes qui perdront leur emploi, mais lui aussi se désole surtout pour la population.

Une drôle de stratégie

M.  Reinhardt ne comprend pas pourquoi la présidente-directrice générale du CISSS persiste à dire qu'il n'y aura pas de coupes dans les services : « On sait très bien que quand on annonce des réductions de 20 millions de dollars, il faut s'attendre à ce qu'il y ait des coupures dans les services à la population. »

« Il y a personne de rassurer dans le réseau ni chez les employés, ni chez les usagers, se plaint quant à lui le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé. Moi je ne veux plus avoir comme interlocuteur le CISSS du Bas-Saint-Laurent, je veux avoir comme interlocuteur le ministre de la Santé. »

La direction du Centre de santé et de services sociaux a confirmé que des rencontres ont lieu jeudi, vendredi et lundi pour annoncer les compressions. Aucune entrevue ne sera accordée avant la semaine prochaine. 

Avec la collaboration de Paul Huot, Jennifer Boudreau et Élise Thivierge

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