Retour

Des écologistes à la rescousse d’un ruisseau contaminé à Saint-Alphonse

Une quinzaine de personnes ont répondu à l'appel du groupe écologiste Environnement Vert plus, samedi matin, afin de végétaliser les abords d'un ruisseau contaminé par le lieu d'enfouissement technique (LET) de Saint-Alphonse, dans la Baie-des-Chaleurs.

Les saules et les quenouilles que les citoyens ont plantés viendront filtrer les contaminants du lixiviat, qui s’échappent du site, explique Audrey Boisvert de Paspébiac. « On s'est dit que tranquillement pas vite, si on ajoutait des plantes qui font de la phytoremédiation, et qui font en sorte qu'il y ait moins de produits toxiques dans la rivière, bien que c'était une bonne chose », précise Mme Boisvert.

Comme ailleurs au Québec, le lixiviat du LET doit être traité avant d'être rejeté dans cet effluent qui mène à la rivière Saint-Siméon, mais, actuellement, certains contaminants dépassent les objectifs de rejets fixés par le ministère québécois de l'Environnement.

Le groupe écologiste Environnement vert plus estime que c’est le cas à Saint-Alphonse même si le lixiviat est traité.

Les citoyens comme le militant Bilbo Cyr sont donc passés à l’action. « Si on attend après les politiques pour se lever le matin pour venir planter un marais filtrant à la sortie du dépotoir, on va attendre terriblement longtemps », commente M. Cyr.

Le directeur du lieu d'enfouissement technique a demandé au groupe de quitter les lieux et a refusé de commenter. Le maire de Saint-Alphonse, Gérald Porlier, rappelle que cette problématique est connue et que des ingénieurs tentent toujours de trouver une solution.

Au-delà du traitement du lixiviat, des citoyens estiment que l'arrivée du compostage, afin de diminuer l'empreinte écologique des matières organiques, serait déjà un premier pas appréciable.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine